Tahiti

Au cœur de l’histoire des rhums de Tahiti se trouve une variété endémique de canne à sucre appelée O Tahiti. Elle a été une plante vivrière pendant des années, consommée telle quelle par les polynésiens pour son jus sucré… Lire plus

Au cœur de l’histoire des rhums de Tahiti se trouve une variété endémique de canne à sucre appelée O Tahiti. Elle a été une plante vivrière pendant des années, consommée telle quelle par les polynésiens pour son jus sucré. Dès le XVIIIème siècle, elle a été popularisée et exportée dans le monde entier grâce à Bougainville qui lui a reconnu des qualités aromatiques et sucrantes exceptionnelles. Alors qu’au début du XIXème siècle, elle était l’espèce la plus cultivée dans le monde, les premières grandes exploitations sucrières polynésiennes n’ont vu le jour qu’à partir de la deuxième moitié du XIXèmeLire plus

Au cœur de l’histoire des rhums de Tahiti se trouve une variété endémique de canne à sucre appelée O Tahiti. Elle a été une plante vivrière pendant des années, consommée telle quelle par les polynésiens pour son jus sucré. Dès le XVIIIème siècle, elle a été popularisée et exportée dans le monde entier grâce à Bougainville qui lui a reconnu des qualités aromatiques et sucrantes exceptionnelles. Alors qu’au début du XIXème siècle, elle était l’espèce la plus cultivée dans le monde, les premières grandes exploitations sucrières polynésiennes n’ont vu le jour qu’à partir de la deuxième moitié du XIXème. Bien entendu, les premières distilleries tahitiennes (de rhum de mélasse) sont sorties de terre à la même époque. La canne O Tahiti a ensuite été remplacée dans le reste du monde, car malgré ses qualités, elle était moins résistante aux maladies que d’autres espèces hybrides.

Les distilleries tahitiennes ont toutes disparu au cours du XXème, faute de rentabilité et souvent aussi par manque de main d’œuvre dans les plantions de canne. Mais le réveil a été sonné par David Moux en 1992, lorsqu’il a repris la plantation et les installations où ses parents ont travaillé par le passé. S’en est suivi le rhum Tamure, un assemblage de rhums de pur jus et de rhums de mélasse. La distillerie Manutea Tahiti a également travaillé la mélasse depuis le début des années 90, pour élaborer des punchs et des liqueurs du pays tahitien.

Quelques passionnés de la canne à sucre ont ensuite redécouvert la richesse de leur terroir et des espèces endémiques qui le composent. Ils ont entrepris de relancer la culture de 12 espèces (dont 8 variétés de O Tahiti) sur la presqu’île de Tahiti, sur Tahaa (îles sous le vent) et même sur le sol corallien et sablonneux de Rangiroa, dans l’archipel des Toamotu. La récolte s’y fait à la main d’Août à Novembre, à l’inverse de la saison antillaise. Les essais ont été plus que concluants, et trois rhums de pur jus de canne sont nés de cette expérience :

Mana’o a commencé à distiller le pur jus de canne Bio en 2015, pour commercialiser ses premiers rhums blancs en 2016. Son Mana’o blanc à 50% a été le premier rhum tahitien à faire sensation en métropole. La canne provient de la presqu’île de Tahiti ou de Tahaa. Elle est pressée et mise en fermentation sur place, puis le moût est transporté par bateau jusqu’à la distillerie de Tahiti.

Le rhum pur jus de canne Manutea est né à la même époque et suit le même procédé. La canne pousse sur Tahaa, elle y est pressée et son jus y est fermenté, puis le moût est transporté par bateau vers la distillerie de Moorea. Deux versions sont proposées au départ, un Manutea 40% et un Manutea 50%, ce sont de superbes eaux-de-vie de canne.

La distillerie Pari Pari propose quant-à elle son T Rhum dont la canne est récoltée, fermentée et distillée sur l’île de Tahaa. Lire moins

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