Clément Blanc 55° – 1 litre !

Format

,

Contenance

100 cl

Degré

55

Âge

non vieilli

Packaging

Sans

Profil

Épices fortes, Fleurs, Frais, Fumée, Sec, Végétal

Genre

Rhum, Rhum pur jus de canne, Rhum AOC Martinique, Rhum blanc

26,90  Bouteille :

Rupture temporaire

4,25  Échantillon 5 cl :

En stock

Clément Blanc 55° – 1 litre ! : Description et avis clients

Élaboré à partir du jus de canne à sucre de première fraîcheur et bénéficiant d’une distillation à bas degré, le Clément Blanc 55° a réussi à préserver une richesse aromatique remarquable. Ce rhum agricole enchante par sa fraîcheur et convient pour la composition du traditionnel ti-punch et d’autres cocktails.

Le Clément Blanc 55° a reçu une médaille d’or au Salon de l’Agriculture de Paris en 2009.

La note de dégustation de Nico

C’est un nez typique d’agrumes qui nous accueille. Il est aussi vif, et fait penser à de l’herbe fraîchement coupée. Les effluves d’alcool sont tout juste maîtrisés, sur le fil, et apportent un aspect floral. Le jus de canne à sucre est bien là, sec mais expressif.
Ce nez reste fougueux et ce de manière assez constante, fidèle à la canne au naturel. Son caractère végétal nous amène même vers un petit piment frais. Enfin après une bonne aération quelques notes de fermentation ressortent et complètent ce profil sans concession par une certaine salinité. De cette fermentation, on a conservé quelques notes d’un chou-fleur très poivré.

En bouche, le rhum est sec, salin, presque fumé. Son côté légume frais abordé par le piment semble revenir avec un peu de betterave. C’est la fibre de la canne qui s’exprime ensuite, suivie d’une bonne pincée de poivre et de l’amertume du zeste de citron vert.

La finale est gourmande, sur le jus de canne. Le poivre est toujours là et aura marqué toute la dégustation.

« Ce rhum blanc agricole fera des ti-punch très punchy… »

Clément

L’histoire du rhum Clément

Avant l’habitation Clément, il y avait l’habitation Acajou, fondée en 1700. Comme beaucoup d’habitations sucrières, Acajou fait faillite suite à la crise du sucre de 1884. Saisie puis mise aux enchères, ses 131 hectares, son habitation et ses installations sont vendues à un certain Docteur Homère Clément. Cet homme politique, maire du François, est le premier homme noir à acquérir une propriété de cette importance en Martinique.

Il partagera son temps entre son mandat de député et la culture de la canne, jusqu’en 1917, où il reconstruit l’ancienne distillerie de l’habitation Acajou. Il y promeut alors le rhum agricole, encore concurrent du rhum industriel.

À sa mort en 1922, c’est son fils Charles qui hérite de l’habitation et y relance une petite sucrerie. Mais il va surtout se concentrer sur la distillerie, la moderniser et améliorer ses rendements. En 1930, la marque Acajou est créée. Elle fait alors figure d’exception en embouteillant soi-même ses rhums. À cette époque, la grande majorité du rhum produit était plutôt envoyé en vrac aux négociants de métropole. Elle alors sera parmi les premières à exporter son rhum en métropole.

Charles Clément achète l’habitation Moneroy en 1932 et agrandit ainsi son domaine agricole d’une centaine d’hectares supplémentaires. En 1938, la distillerie est détruite par un incendie. Une fois reconstruite, elle multiplie sa capacité de production par cinq, et devient la plus performante de l’île.

Le tournant de l'après guerre

Après la deuxième guerre mondiale, le rhum Acajou devient rhum Clément. Les fils de Charles Clément le diffusent largement au-delà de la Martinique, et l’un d’eux développe même une filiale à Bordeaux.

La mort de Charles survient en 1973, et avec elle, difficultés financières et différends familiaux. Le groupe Cointreau prend la gérance de l’entreprise mais ne parvient pas à redresser la barre. Elle est ainsi vendue au groupe Hayot en 1986.

Les colonnes à distiller cessent de couler sur l’habitation en 1988, et sont envoyées au Simon. Le chai, en revanche, est toujours présent (il est ouvert à la visite en 1989), ainsi que les opérations de réduction, brassage, vieillissement et mise en bouteille. En plus de ses rhums vieux et millésimés, Clément diversifie son offre avec ses punchs et son shrubb.

L’AOC Martinique est enregistrée en 1996. Clément se dote de nouveaux chais, et crée une fondation artistique vouée à valoriser l’art des Caraïbes. C’est au même moment que l’habitation est classée monument historique.

La production du rhum Clément

La récolte de la canne à sucre en Martinique a lieu entre février et juin. Clément produisant du rhum agricole, donc de pur jus de canne frais, cette période correspond à la campagne de distillation.

La canne est pressée, arrosée, puis pressée à nouveau, pour être sûr d’obtenir tout son jus sucré. Des tests en laboratoire son menés pour définir le taux de sucre et l’acidité du jus. On contrôle ainsi la qualité et l’on peut éventuellement ajuster la fermentation qui dépend de ces critères.

La distillerie du Simon est autonome en énergie, puisque ses chaudières sont entièrement alimentées par la bagasse.

La fermentation du vesou dure 24 à 36 heures, dans des cuves de 20.000 Litres. Le vin de canne est mesuré à 5 % d’alcool à l’issue de cette opération.

La distillation s’effectue sur une colonne créole, d’où le rhum s’écoule à 70 % d’alcool. Ce degré est conforme à l’AOC Martinique, qui précise également que le rhum blanc doit comporter au moins 225 grammes de substances non alcool par hectolitre d’alcool pur, afin de garantir une aromatique riche.

Le travail du rhum à l'habitation Clément

Le rhum blanc est ensuite transporté à l’habitation historique, qui dispose de plus de 12.000 fûts répartis dans 5 chais.

Le rhum est dilué et mis en fût à 64 %. Les premiers mois du vieillissement se font en fûts de chêne américain neufs. On place ensuite le rhum en ex-fûts de bourbon, puis éventuellement en fûts de chêne français neufs de 220 Litres.

La part des anges est de 8 % par an, mais on pratique l’ouillage pour tenter de la limiter.

La gamme des rhums Clément est très étendue, et elle est aujourd’hui largement exportée. L’habitation a été une pionnière des tendances modernes, en lançant en 2001 le premier rhum monovariétal et millésimé : le rhum Clément canne bleue. Elle s’est également démarquée en proposant la bouteille la plus chère au monde. Il s’agit d’un millésime 1966 embouteillé en cristal de Baccarat, avec un bouchon en or et en diamants.

1 avis visiteur(s)

  1. romain

    Une robe transparente.

    Un nez classique sur le jus de canne. On ressent de légères notes fumées.

    En bouche, c'est la même chose. On est essentiellement sur la canne. Des notes d'agrumes sont présentes aussi. Une belle fraîcheur en bouche. Pas de défaut majeur ou de lourdeur en bouche. Toutefois, ça manque de complexité.

    Une finale courte.

    Rien de transcendant, c'est un rhum basique pour un prix basique.

    Parfait pour un rhum arrangé. Il permettra d'apporter fraîcheur et peps à la macération et de garder un taux d'alcool autour des 40% . Sinon à réserver au Ti Punch ou punch avec des cacahuètes ou des fruits secs. L'association sera parfaite.

    2,5-3/5

Add a review

Laissez un avis visiteur

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Si vous aimez, nous vous recommandons :