Rhum blanc

Le rhum blanc est une catégorie bien plus vaste que ce que l’on pourrait penser. En France, nous avons avant tout l’idée qu’il doit être non vieilli, le plus souvent agricole, mais en réalité la plupart des rhums blancs vendus dans le monde sont tout l’inverse !… Lire plus

Le rhum blanc est une catégorie bien plus vaste que ce que l’on pourrait penser. En France, nous avons avant tout l’idée qu’il doit être non vieilli, le plus souvent agricole, mais en réalité la plupart des rhums blancs vendus dans le monde sont tout l’inverse !

Le caractère blanc (ou plutôt transparent) d’un rhum ne présage pas de son style, de sa puissance, ni de ses arômes. Alors pour aller plus loin et pour s’y retrouver un peu mieux, il convient surtout de se poser la question de l’utilisation que l’on veut faire d’un rhum blanc… Lire plus

Le rhum blanc est une catégorie bien plus vaste que ce que l’on pourrait penser. En France, nous avons avant tout l’idée qu’il doit être non vieilli, le plus souvent agricole, mais en réalité la plupart des rhums blancs vendus dans le monde sont tout l’inverse !

Le caractère blanc (ou plutôt transparent) d’un rhum ne présage pas de son style, de sa puissance, ni de ses arômes. Alors pour aller plus loin et pour s’y retrouver un peu mieux, il convient surtout de se poser la question de l’utilisation que l’on veut faire d’un rhum blanc. C’est bien souvent ce critère qui définira son style, et la tradition de laquelle il sera issu.

Le rhum blanc de pur jus de canne

Le rhum agricole

Ce sont les rhums blancs les plus renommés en France. Ils nous viennent de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane ou de La Réunion. On les consomme la plupart du temps en Ti’punch, et dans ce cas ils titrent au minimum 50 %. Ils conviennent aussi parfaitement aux Planteurs et à toutes sortes de long drinks.

Depuis une dizaine d’années, on aime les découvrir en dégustation pure, car la qualité et la technicité des distilleries ne cesse de s’améliorer. Les premiers à avoir mis l’accent sur les spécificités d’une variété de canne et d’une année de récolte sont Clément, avec la fameuse Canne Bleue. HSE a également suivi ce mouvement depuis l’an 2000.

En Guadeloupe, Longueteau est allé encore plus loin en embouteillant des rhums issus d’une parcelle bien particulière. De plus petites distilleries comme A 1710 proposent même des rhums qui à notre sens sont davantage dédiés à la dégustation qu’aux cocktails.

Il convient également de citer les rhums de Madère, qui se distinguent des rhums « français » avec un style qui leur est propre. Sur l’île, la grande majorité de ces rhums est consommée en Poncha. C’est le cocktail classique de Madère, dont voici la recette :

Dans un petit pichet, ajoutez :

– 10 cl de rhum blanc

– Le jus d’un citron jaune et quelques zestes

– 2 cuillères à soupe de miel de canne

Remuez énergiquement (idéalement avec le traditionnel « Pau da Poncha ».

La distillerie O Reizinho se distingue quant-à elle avec un rhum agricole distillé en alambic. C’est une véritable eau-de-vie de canne à sucre, parfaite en dégustation comme en poncha.

La cachaça

La cachaça industrielle est le plus souvent limpide, car reposée en cuve inox. Les cachaças traditionnelles sont quasiment incolores elles-aussi, mais elles portent pour la plupart une légère teinte paille. Elles ne sont pas vieillies à proprement parler, mais sont mises en repos quelque semaines, comme tous les alcools blancs. La différence est que ce repos se fait en cuves en bois, parfois d’essences assez parfumées comme l’umburana.

Elle se consomme dans la grande majorité des cas en Caïpirinha (1/2 citron vert, 3 cuillères à café de sucre brun, 6 cl de cachaça et de la glace pilée). Au Brésil, on l’aime aussi beaucoup en Batida (avec de l’eau de coco). Certaines cachaças se prêtent aussi à la dégustation lorsque leur degré est un peu plus élevé. C’est par exemple le cas de la Magnifica Bica do Alambique.

Le Clairin, le Grogue, et autres Aguadientes…

Ces spiritueux de canne sont des eaux-de-vie sauvages, distillées à l’aide de méthodes très traditionnelles. Leurs arômes amples et naturels se prêtent à la mixologie, mais on n’appréciera jamais autant l’expression de leur terroir qu’en les dégustant tels quels.

Le rhum blanc de mélasse

Le rhum vieux filtré

La grande majorité des rhums blancs de mélasse sont des rhums qui ont été vieillis puis filtrés au charbon. Cette filtration permet de retenir et d’effacer toute la couleur du bois qui a été acquise lors du vieillissement en fût. Cela présente avant tout un intérêt dans le cadre des cocktails, domaine auquel ces rhums s’adressent exclusivement. Ces rhums souvent légers gagnent ainsi toute une palette d’arômes au contact du fût, mais évitent de dénaturer la couleur d’un cocktail grâce à une filtration qui leur redonne une couleur translucide.

Ils sont indispensables aux grands classiques, notamment cubains, tels que le Daïquiri ou le Mojito. Les plus célèbres d’entre eux sont le Bacardi Carta Blanca ou le Havana Club 3 ans. Des maisons plus tournées vers la dégustation proposent également leur pendant pour la mixologie. C’est le cas de Botran, Doorly’s ou Pampero.

Les Overproof Jamaïcains

En Jamaïque, le rhum Overproof est une institution. C’est ainsi qu’il est le plus consommé sur l’île, et qu’il s’est fait connaître dans le monde, notamment avec l’iconique Wray & Nephew. Ces rhums affichent tous un degré de 63 %, ce qui est une sorte de figure imposée du style. Ce sont des rhums de mélasse qui n’ont pas été vieillis, et qui ont un caractère et des arômes bien corsés. On les déguste le plus souvent avec des sodas (le fameux Ting jamaïcain, équivalent de notre Gini) ou des jus de fruits. Leur puissance est un atout dans de nombreux cocktails. Toutes les distilleries jamaïcaines ont leur overproof, à l’image de Hampden, Worthy Park et Monymusk.

Les rhums 151, les bruts de colonne ou d’alambic

Aux côtés des rhums Overproof, on trouve les champions de la puissance : les rhums 151. Ces rhums titrent 75,5 % d’alcool (151 proof en mesure américaine) et sont utilisés dans la culture Tiki, souvent pour des cocktails enflammés.

En ce qui concerne les bruts de colonne ou d’alambic, leur philosophie est sensiblement différente. Ils sont plutôt proposés sous cette forme pour que les amateurs éclairés puissent apprécier le travail d’une distillerie sans aucun fard. Le rhum est récolté à la sortie de la distillation. Souvent brassé et reposé pour lui ôter un peu d’agressivité, il est ensuite embouteillé tel quel, sans adjonction d’eau. L’Esprit de Neisson est l’une de ces eaux-de-vie précieuses, mais on peut également citer le Savanna Créol Straight. Quelques embouteilleurs indépendants s’intéressent également à des bruts de distillation de mélasse.

Les assemblages de plusieurs origines

Ces blends multi-origines s’adressent principalement aux bartenders, et misent sur des assemblages équilibrés et polyvalents. Ils sont ainsi capables d’agrémenter n’importe quel cocktail. On y trouve souvent une part de rhum de Jamaïque, pour le côté funky. On a aussi souvent besoin d’un rhum un peu plus léger et fruité (Barbade ou Trinidad par exemple). Selon le caractère souhaité, on peut aussi profiter de la fraîcheur d’un pur jus de canne ou de la rondeur d’un rhum latino.

En France, La Compagnie des Indes et Plantation se sont illustrés dans ce style grâce au Tricorne et au 3 stars. Le 5 Island Blend de Banks et le Veritas sont d’autres références internationales. Lire moins

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