Compagnie des Indes Jamaïque 5 ans Calbar Edition 43°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

43

Âge

+

Packaging

Étui

Profil

Céréales, Fruits, Fumée, Solvant

Genre

Rhum, Rhum de tradition anglaise (Rum), Rhum traditionnel de mélasse

Bouteille :

Rupture définitive

6,11  Échantillon 5 cl :

En stock

Compagnie des Indes Jamaïque 5 ans Calbar Edition 43° : Description et avis clients

Compagnie des Indes Jamaïque 5 ans Calbar Edition est le produit de la collaboration entre les propriétaires du bar parisien Calbar (http://lecalbarcocktail.com/) et Florent Beuchet, le propriétaire de la marque Compagnie des Indes.
Il s’agit de l’assemblage de plusieurs rhums issus de 4 distilleries jamaïcaines, à savoir Monymusk, Worthy Park, Hampden, et une dernière dont l’identité n’a pas été divulguée. Le blend est ensuite vieilli dans des fûts de chêne américain pour une durée de 5 ans.

Le rhum est conditionné à 43° sans ajout de sucre ni d’autres additifs dans une bouteille à l’étiquette qui traduit l’esprit de Calbar.

La note de dégustation de Nico

Ce rhum offre un nez typiquement jamaïcain de fruits exotiques très mûrs, sans le côté solvant qui y est souvent associé. On y distingue une belle mangue à maturité et une banane bien mûre elle aussi. Cette banane passe ensuite à la poêle pour y être cuite, caramélisée et flambée. S’en suivent des arômes très gourmands de levure, de thé, de brioche sortie du four. Nous avons également un côté céréales chaudes et lie de bière qui font penser à un whisky. On finit par débusquer le solvant typiquement jamaïcain qui est resté très discret et qui n’est pas venu perturber la gourmandise de ce nez où la pâte d’amande s’exprime désormais.
À l’aération la banane cuite prend de l’ampleur : un muffin à la banane vient de sortir du four. Le boisé s’est frayé un chemin, il est fondu et légèrement humide. Il a entraîné un bouquet d’épices dans son sillage.

En bouche on revient aux fondamentaux de la Jamaïque. Un bois ciré s’occupe de l’accueil, il a invité les fidèles ananas, mangue et banane. La sensation au palais est briochée et beurrée. On note un aspect oxydé avec du thé, ainsi que quelques notes fumées qui remontent au nez et font à nouveau penser au whisky.

En finale, la fameuse banane cuite finit de distiller une sensation de confort et l’on se dit que les 43° sont bien réglés.

« Un rhum Jamaïcain moelleux et gourmand qui offre une alternative très agréable à ses compatriotes souvent plus brutaux… »

Compagnie des Indes

L’histoire de la Compagnie des Indes

La Compagnie des Indes est un embouteilleur indépendant français né en 2014 sous l’impulsion de Florent Beuchet, un jeune bourguignon issu d’une famille gravitant dans le monde du vin, et dont le père est notamment propriétaire d’une distillerie d’absinthe et d’anisé. Après avoir travaillé à New-York en tant que représentant de la marque Banks, Florent est rentré en Europe avec la passion du rhum et le projet de lancer une société de distribution, ce qui sera chose faite avec Diva Spirits.

À son retour en France, et après avoir découvert la variété des rhums grâce à l’assembleur pour qui il avait travaillé, Florent a constaté un certain formatage des rhums de mélasse. Jusqu’alors, ces derniers étaient presque uniquement représentés par la famille des « rones » d’Amérique Latine ou par des rhums artificiels. Selon lui, le potentiel des rhums de mélasse n’était pas exploité car les expressions proposées étaient souvent sucrées et/ou trop réduites.

La volonté de montrer le potentiel et la variété des rhums de mélasse s’est donc imposée, et avec elle, l’imagerie des voyages et des vieux galions. C’est ainsi que La Compagnie des Indes est née, en s’inspirant des Compagnies des Indes Orientales Portugaise, Hollandaise et Française des XVIIème et XVIIIème siècles. Ces compagnies parcouraient le monde pour rapporter des denrées rares afin de les faire découvrir à leurs pays respectifs. Elles étaient aussi les représentantes commerciales de leur pays à l’étranger, ainsi que des sources d’expansion comme en témoigne leur devise : « je fleurirai là où je serai porté ».

La Compagnie des Indes s’emploie donc à montrer toute la diversité du rhum, avec « des rhums qui ont le goût de rhum ». Elle lance d’abord des blends (assemblages) accessibles car plutôt doux, mais bien moins édulcorés que les grands noms de la tradition Espagnole, puis des fûts uniques reflétant au mieux le style de leur origine.

Elle sera notamment l’une des premières à présenter le véritable style jamaïcain (différent du style Appleton plus consensuel) aux Français, puis elle surprendra avec des « rones » puissants et intenses, aux antipodes des habitudes de l’époque.

Les rhums de La Compagnie des Indes

La gamme « de base », c’est-à-dire disponible en permanence, est composée d’assemblages tels que le Caraïbes ou le Latino, qui visent l’équilibre et l’accessibilité, tout en gardant un goût authentique de rhum. Ces assemblages sont un peu sucrés (15 g de sirop de sucre Bio par litre) afin d’être proposés à un large public. Un assemblage de rhums de Jamaïque est quant-à lui sucré à hauteur de 10g/L et introduit un style de rhum plus corsé.

Aucun autre ajout n’est effectué, que ce soit de colorant, de caramel, d’agent de texture ou d’arôme.

Puis viennent les Single Casks (fûts uniques) et les séries spéciales, des bouteilles forcément en éditions limitées. Aucun ajout n’est effectué sur les Single Casks, pas même de sucre, ces rhums sont donc totalement fidèles à leur expression d’origine. La seule opération réalisée par La Compagnie des Indes, en plus de la supervision du vieillissement, est la réduction qui vise à diluer le rhum afin d’abaisser son taux d’alcool.

Certaines cuvées sont embouteillées brut de fût, d’autres avec réduction, et parfois dans les deux versions, ce qui rend les comparatifs particulièrement intéressants.

C’est le cas par exemple de ce millésime 2005 de la distillerie Travellers du Belize, dont la version brut de fût à 66,2° et la version réduite à 43° sont bien différentes.

La pédagogie et la transparence sont également très importantes pour l’embouteilleur qui a compris très tôt que les amateurs avaient besoin d’un maximum de repères pour se diriger dans le vaste univers du rhum. Il a donc été parmi les premiers à indiquer les dates de distillation et d’embouteillage, le pays et la distillerie d’origine de ses rhums.

De plus, dans un souci d’honnêteté, l’âge indiqué est toujours celui du plus jeune rhum lorsqu’il s’agit d’un assemblage, et non du plus vieux comme cela se pratique souvent pour les rhums vieillis en solera par exemple.

Ces Single Casks nous ont permis de découvrir des destinations très peu connues à l’époque, comme l’Indonésie, Sainte-Lucie, ou même la Jamaïque. Ils ont aussi aboli quelques clichés, grâce à la puissance de ce vénézuélien, la richesse de ce panaméen ou la complexité de ce cubain. De grands rhums ont également été sélectionnés, comme ce Hampden de 24 ans d’âge ou ce Caroni 26 ans.

Enfin, un certain goût pour l’expérimentation a été à l’origine de cuvées spéciales comme la série des Boulets de Canon. Ce travail autour des arômes fumés a démarré avec un assemblage de rhums de style anglais affiné dans un fût de whisky de l’île de Skye. Le concept a été poussé un peu plus loin avec des finitions en fût de whisky tourbé de l’île d’Islay, ou encore par une réduction à l’eau infusée de thé fumé.

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