Plantation Rum Xaymaca Special Dry 43°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

43

Âge

+

Packaging

Sans

Genre

Rhum, Rhum de tradition anglaise (Rum), Rhum traditionnel de mélasse

Profil

Bois, Épices douces, Fleurs, Fruits, Pâtissier, Rond

36.90  Bouteille :

En stock

5.54  Échantillon 5 cl :

En stock

Ce 100% pot still est un assemblage de rhums distillés pour une part dans l’alambic John Dore de Long Pond, et pour l’autre dans le Vendome de Clarendon.

Xaymaca désigne la Jamaïque dans la langue des Arawaks, qui en ont été les premiers habitants. L’objectif de l’embouteilleur Plantation est en effet de retourner aux sources du “rum funk” jamaïcain avec des saveurs tranchées et puissantes.

La note de dégustation de Nico

Le nez de ce rhum développe un « funk » original, une identité palpable mais pas habituelle. Le « funk », c’est le nom que donnent les anglo-saxons à cette explosion de saveurs fruitées. Ce nez très ouvert n’en manque donc pas, on croise de la pêche, de l’abricot, un petit pruneau, de la mangue, du melon, des fruits rouges concentrés… Ces fruits ne sont pas passés mais juste ensoleillés, et le profil n’est pas aussi sauvage que pour certains autres Jamaïcains, même si l’on note une petite olive verte. La vanille provenant du fût épice doucement le profil, sans plus. Les fleurs capiteuses soulignent la profusion de fruits de ce nez exotique et profondément sympathique.

L’aération laisse place à davantage de bois, pour un peu plus de raffinement et de sérieux. Il s’accompagne simplement d’épices douces et n’empêche pas l’ambiance tropicale (fruits et fleurs) de vivre au cœur du rhum. On ne peut pas parler de complexité mais vraiment d’un caractère solaire et d’une humeur réjouissante. Le temps apporte un peu plus de maturité avec des fruits séchés, une pellicule dorée et épicée, ainsi qu’un boisé plus nature teinté de poivre gris.

La bouche est très ronde et se compose d’une texture légère. Le profil est toujours aussi fruité mais moins explosif. On est sur quelque chose de plus délicat, avec des fruits au sirop et un rhum en aucun cas mordant. Le registre pâtissier embraye en milieu de bouche, avec de la pâte d’amande, de la cerise et une crème fluide.

La finale est pâtissière mais élégante grâce à un petit noyau de cerise. Le miel enrobe les fruits séchés et le bois est passé d’une couche d’encaustique.

« Le nez de ce rhum est une fête et la bouche laisse place à beaucoup de douceur, un contraste qui le rend très accessible… »

Plantation Rum

L’histoire du rhum Plantation

À l’origine de Plantation Rum, il y a Pierre Ferrand, une ancienne et respectable maison de Cognac située dans la zone de production de La Grande Champagne. Lorsqu’Alexandre Gabriel, un jeune Bourguignon diplômé d’école de commerce, rencontre la famille exploitant le domaine, c’est d’abord pour les aider à redynamiser leur activité. En 1989, les Cognacs Pierre Ferrand deviennent « Maison Ferrand » et Monsieur Gabriel s’investit corps et âme dans le projet, jusqu’à en devenir le patron quelques années plus tard.

Après avoir lancé, en 1995, un Gin qui connaitra un succès international, il part vers la Caraïbe et l’Amérique du Sud dans le but de vendre des fûts usagés de Cognac à des producteurs de rhum. La tâche est ardue, le marché est largement dominé par les ex-fûts de Bourbon traditionnellement utilisés et beaucoup moins chers. Mais quelques contacts se nouent, et surtout Alexandre découvre un spiritueux varié et passionnant.

Le rhum présente une variété presque infinie de terroirs, de techniques de fermentation ou de distillation, dont l’artisan Charentais ne perd pas une miette. Mais il y a une chose qui pêche selon lui, c’est le stade du vieillissement. Car s’il y a un art où les Cognaçais excellent, c’est bien celui de l’élevage des eaux-de-vie. Alexandre Gabriel troque donc quelques fûts usagés de Cognac contre des fûts remplis de rhum avec lesquels il va revenir en France. Ainsi débutent les premières expérimentations, ainsi qu’une première idée de ce qui deviendra Plantation Rum.

Après avoir renouvelé l’expérience Caribéenne à maintes reprises, sélectionnant de nouveaux fûts et allant jusqu’à distiller conjointement ce qui ferait plus tard partie d’une sélection exclusive, Alexandre est prêt et le concept de Plantation Rum est précisé : il est possible de réunir le meilleur des deux mondes, à savoir le vieillissement tropical marqué et l’élevage continental plus fin et contrôlé. Cette double maturation devient la marque de fabrique de Plantation Rum, avec deux types de chêne (le rhum vieillit en fût de chêne Américain sous climat tropical, puis il est transféré en fût de chêne Français une fois arrivé à Cognac).

On peut dire qu’il aura été bien inspiré lorsque l’on voit le boom que le rhum a connu 20 ans après les premiers essais. Quelques dizaines d’embouteillages différents plus tard, la Maison Ferrand devient indirectement productrice de rhum en rachetant la WIRD (West Indies Rum Company) de la Barbade et en devenant actionnaire au tiers de la NRJ (National Rums of Jamaica), elle-même propriétaire des distilleries de Long Pond et de Clarendon.

Les rhums Plantation

Outre le principe de double maturation, les rhums de la gamme Plantation Rum se veulent accessibles à un maximum d’amateurs, tout en contentant les plus puristes avec des embouteillages plus pointus.

Les méthodes d’élaboration du cognac et du rhum sont toutes deux mises en œuvre pour développer une gamme très large.

Côté Cognac, on maîtrise notamment la réduction qui consiste à abaisser le taux d’alcool d’un spiritueux. Ainsi, cette réduction se fait très lentement, avec une eau ayant séjourné quelques temps en fût, afin de ne pas brusquer et casser le produit. On utilise aussi le dosage, un terme employé pour parler de l’ajout d’une certaine quantité de sucre qui agira comme exhausteur de saveur ou qui lissera certains profils. Ici, ce dosage se fait à l’aide d’une liqueur à base de rhum qui a été vieillie en fût de chêne.

L’élevage se fait de façon active, on va parfois déplacer un fût d’un chai (espace de vieillissement) sec à un chai humide, ou inversement. On peut aussi pratiquer le redouellage, c’est-à-dire que l’on remplace une ou plusieurs douelles (les « planches ») d’un tonneau pour redonner des tanins ou pour y appliquer une chauffe spéciale.

On emprunte au monde du rhum sa liberté dans les méthodes d’assemblage, en utilisant des rhums de régions et de distilleries différentes, chacun ayant un profil aromatique complémentaire. Des études ont par exemple été menées sur les rhums grand arôme ou high ester afin d’utiliser au mieux ces concentrés de rhum qui boostent les assemblages. Là où dans le Cognac on va assembler des eaux-de-vie de différentes parcelles, plus ou moins vieilles, plus ou moins boisées, mais relativement similaires ; dans le rhum, assembler un Jamaïcain et un Cubain revient à mélanger des eaux-de-vie fondamentalement différentes.

Les fûts de rhum vieillissent en moyenne 5 à 10 ans dans leur distillerie d’origine. Ils arrivent pleins seulement à 65% en raison de la part des anges très élevée sous les tropiques. Ils passent ensuite au moins 3 ans dans les chais de Plantation Rum. On va parfois au-delà de la double maturation en transférant ces rhums dans un troisième type de fût ayant contenu par exemple du Porto, du Sherry, ou plus singulièrement du vin de glace ou du Banyuls.

Pour aborder en douceur les rhums Plantation, découvrez le Barbados Grande Réserve, un « jeune » rhum de 5 ans très doux et gourmand, ou la jolie carafe du Plantation XO 20th Anniversary, plus raffiné et complexe.

La réputation de Plantation Rum s’est notamment bâtie sur des millésimes d’origines uniques qui permettent de découvrir le style d’un pays ou d’une distillerie en particulier. C’est le cas par exemple du Jamaica 2002 ou du Guyana 2005.

Les millésimes portant une étiquette noire sont un peu plus particuliers : il s’agit de Single Casks (fûts uniques) et/ou de finitions spéciales. Ce rhum du Belize distillé en 2004, par exemple, est un Single Cask qui a bénéficié d’un élevage final en ex-fût de Porto. Quant à ce Jamaïque 1998, il a séjourné quelques mois en ex-fût de Marsala.

Plantation Rum est aussi pour beaucoup un classique du monde de la mixologie. Cet OFTD, élaboré en collaboration avec les plus grands bartenders, est un ingrédient explosif pour les cocktails, tandis que le rhum infusé à l’ananas Plantation Pineapple laisse libre cours à toutes les créations.

Enfin, pour les plus exigeants, la série des extrêmes est le fleuron de la marque, avec des rhums sans concession, fidèles à 100% à leur style d’origine, notamment grâce à leur embouteillage brut de fût (sans réduction ni retouche, directement à la sortie du fût). Le Fidji 2001 était un de ces millésimes en série extrêmement limitée, et donc très courus.

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Plantation Rum Xaymaca Special Dry 43°”

Laissez un avis visiteur

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Si vous aimez, nous vous recommandons :