Clément Canne Bleue 50° – millesime 2016

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

50

Âge

non vieilli

Millésime

2016

Packaging

Sans

Genre

Rhum, Rhum pur jus de canne, Rhum AOC Martinique, Rhum blanc

Profil

Épices fortes, Frais, Iode, Végétal

Bouteille :

Rupture définitive

5.39  Échantillon 5 cl :

En stock

Clément Canne Bleue 50° – millesime 2016 : Description et avis clients

Ce rhum blanc de chez Clément est distillé à partir d’une seule variété de canne, la canne bleue. Elle a été récoltée en 2016.

Autre particularité dans l’élaboration de ce rhum : sa réduction est lente, puisqu’elle se déroule sur 6 mois (brassage et aération).

Le rhum Canne Bleue est une édition limité à de petites quantités, chaque année depuis 2000 ! Pour cette 17ème édition, cette bouteille en “3D” est particulièrement réussie. Cette oeuvre moderne fait écho à la fondation Clément qui met en avant l’art contemporain des Caraïbes (ceux qui ont eu la chance de visiter les chais Clément en Martinique n’ont pas pu passer à côté).

La note de dégustation de Nico

Au nez, ce rhum blanc purement martiniquais capture le vent de la côte Atlantique. Le zeste de citron vert et le poivre sont relevés par une touche iodée et légèrement minérale. La canne montre son écorce avant toute chose, puis sa bagasse encore humide qui commence à entrer en fermentation. Une pointe de sucre de canne plus tard, c’est comme si le ti’punch était déjà prêt.

L’aération chasse le sel des tiges de canne, la température monte et un côté herbacé commence à transpirer. Les notes de fermentation s’équilibrent avec le poivre, le rhum présente alors un aspect simple et droit.

La bouche est ferme et retranscrit la canne dans ce qu’elle a de plus sec, rustique et terreux. Toujours dans un style indiscutablement martiniquais, le poivre se joint à la bagasse pour ajouter du bois à la chaudière et continuer ainsi à affirmer le caractère du rhum. L’amertume du zeste de citron vert, voire de combava, tombe à pic pour délivrer sa dose d’exotisme.

La finale est plutôt longue et très équilibrée. Elle est centrée à 100% sur la canne, avec un naturel saisissant.

“La tradition martiniquaise est respectée avec ce rhum agricole sec qui sera parfait en ti’punch…”

Clément

L’histoire du rhum Clément

Avant l’habitation Clément, il y avait l’habitation Acajou, fondée en 1700. Comme beaucoup d’habitations sucrières, Acajou fait faillite suite à la crise du sucre de 1884. Saisie puis mise aux enchères, ses 131 hectares, son habitation et ses installations sont vendues à un certain Docteur Homère Clément. Cet homme politique, maire du François, est le premier homme noir à acquérir une propriété de cette importance en Martinique.

Il partagera son temps entre son mandat de député et la culture de la canne, jusqu’en 1917, où il reconstruit l’ancienne distillerie de l’habitation Acajou. Il y promeut alors le rhum agricole, encore concurrent du rhum industriel.

À sa mort en 1922, c’est son fils Charles qui hérite de l’habitation et y relance une petite sucrerie. Mais il va surtout se concentrer sur la distillerie, la moderniser et améliorer ses rendements. En 1930, la marque Acajou est créée. Elle fait alors figure d’exception en embouteillant soi-même ses rhums. À cette époque, la grande majorité du rhum produit était plutôt envoyé en vrac aux négociants de métropole. Elle alors sera parmi les premières à exporter son rhum en métropole.

Charles Clément achète l’habitation Moneroy en 1932 et agrandit ainsi son domaine agricole d’une centaine d’hectares supplémentaires. En 1938, la distillerie est détruite par un incendie. Une fois reconstruite, elle multiplie sa capacité de production par cinq, et devient la plus performante de l’île.

Le tournant de l'après guerre

Après la deuxième guerre mondiale, le rhum Acajou devient rhum Clément. Les fils de Charles Clément le diffusent largement au-delà de la Martinique, et l’un d’eux développe même une filiale à Bordeaux.

La mort de Charles survient en 1973, et avec elle, difficultés financières et différends familiaux. Le groupe Cointreau prend la gérance de l’entreprise mais ne parvient pas à redresser la barre. Elle est ainsi vendue au groupe Hayot en 1986.

Les colonnes à distiller cessent de couler sur l’habitation en 1988, et sont envoyées au Simon. Le chai, en revanche, est toujours présent (il est ouvert à la visite en 1989), ainsi que les opérations de réduction, brassage, vieillissement et mise en bouteille. En plus de ses rhums vieux et millésimés, Clément diversifie son offre avec ses punchs et son shrubb.

L’AOC Martinique est enregistrée en 1996. Clément se dote de nouveaux chais, et crée une fondation artistique vouée à valoriser l’art des Caraïbes. C’est au même moment que l’habitation est classée monument historique.

La production du rhum Clément

La récolte de la canne à sucre en Martinique a lieu entre février et juin. Clément produisant du rhum agricole, donc de pur jus de canne frais, cette période correspond à la campagne de distillation.

La canne est pressée, arrosée, puis pressée à nouveau, pour être sûr d’obtenir tout son jus sucré. Des tests en laboratoire son menés pour définir le taux de sucre et l’acidité du jus. On contrôle ainsi la qualité et l’on peut éventuellement ajuster la fermentation qui dépend de ces critères.

La distillerie du Simon est autonome en énergie, puisque ses chaudières sont entièrement alimentées par la bagasse.

La fermentation du vesou dure 24 à 36 heures, dans des cuves de 20.000 Litres. Le vin de canne est mesuré à 5 % d’alcool à l’issue de cette opération.

La distillation s’effectue sur une colonne créole, d’où le rhum s’écoule à 70 % d’alcool. Ce degré est conforme à l’AOC Martinique, qui précise également que le rhum blanc doit comporter au moins 225 grammes de substances non alcool par hectolitre d’alcool pur, afin de garantir une aromatique riche.

Le travail du rhum à l'habitation Clément

Le rhum blanc est ensuite transporté à l’habitation historique, qui dispose de plus de 12.000 fûts répartis dans 5 chais.

Le rhum est dilué et mis en fût à 64 %. Les premiers mois du vieillissement se font en fûts de chêne américain neufs. On place ensuite le rhum en ex-fûts de bourbon, puis éventuellement en fûts de chêne français neufs de 220 Litres.

La part des anges est de 8 % par an, mais on pratique l’ouillage pour tenter de la limiter.

La gamme des rhums Clément est très étendue, et elle est aujourd’hui largement exportée. L’habitation a été une pionnière des tendances modernes, en lançant en 2001 le premier rhum monovariétal et millésimé : le rhum Clément canne bleue. Elle s’est également démarquée en proposant la bouteille la plus chère au monde. Il s’agit d’un millésime 1966 embouteillé en cristal de Baccarat, avec un bouchon en or et en diamants.

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Be the first to review “Clément Canne Bleue 50° – millesime 2016”

Laissez un avis visiteur

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Si vous aimez, nous vous recommandons :