Compagnie des Indes Jamaïque 5 ans 43°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

43

Âge

+

Packaging

Étui

Profil

Céréales, Épices douces, Fruits, Fumée, Médicinal, Pâtissier, Rond, Végétal

Genre

Rhum, Rhum de tradition anglaise (Rum), Rhum traditionnel de mélasse

Nos coups de cœur

Nos recommandations pour s'initier

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6.18  Échantillon 5 cl :

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Compagnie des Indes Jamaïque 5 ans est un assemblage de 3 rhums jamaïcains distillés en pot still. Après un vieillissement de 5 ans en fûts de chêne américain ayant contenu préalablement du bourbon, le rhum a été embouteillé en France sans coloration, sans ajout de sucre ni filtration à froid.

La note de dégustation de Nico

En bref : exotique – banane séchée – amande – noyau de cerise – concentré

Au nez, c’est un rhum typique de la Jamaïque, avec un style très équilibré. La banane séchée est présente mais n’emporte pas le tout. Elle est bien ronde et mûre mais pas complètement passée, ce qui laisse la place à l’amande et au bois. La résine et le noyau de cerise permettent au rhum de garder un aspect pointu, avec de la tenue. Les fruits exotiques lumineux rappellent fortement le whisky à certains instants, alors que l’amande se fait de plus en plus grasse et qu’elle est rejointe par la pistache.
A l’aération, le noyau de cerise se dessine plus précisément, amenant ainsi d’avantage d’élégance. La banane est à maturité, bien riche, puis séchée et encore bien grasse. Le rhum arrive à l’équilibre, il est consistant et beurré, mais toujours élégant avec maintenant un petit rancio. Les épices sont aromatiques mais pas piquantes, les grains de poivre et de girofle sont fraîchement ouverts. Ce versant épicé devient ensuite plus végétal et même médicinal, avec des plantes de bruyère.

En bouche, le rhum est doux mais concentré. Les fruits confits donnent tout de suite de la mâche et une bonne bouffée d’exotisme. Les fruits exotiques mûrs sont portés par la résine puis par un côté fumé qui revient dans le nez. La concentration fait que le rhum s’exprime et évolue tout seul en bouche. Il ne nous reste qu’à savourer les notes de pruneaux, de cerise et de noyau un peu oxydées, grâce auxquels le rhum ne s’écrase pas et reste vivant.

En finale, le cacao en fin de bouche a un caractère fruité qui nous emmène vers le moelleux des céréales et du malt, pour évoquer une nouvelle fois le whisky. Le rhum persiste longtemps sur les papilles, avec de l’ananas, de la banane séchée et une touche fumée.

“Cet assemblage détaille tout le charme de la Jamaïque, son exotisme exubérant, mais aussi sa rondeur et sa complexité…”

Compagnie des Indes

L’histoire de la Compagnie des Indes

La Compagnie des Indes est un embouteilleur indépendant français né en 2014 sous l’impulsion de Florent Beuchet, un jeune bourguignon issu d’une famille gravitant dans le monde du vin, et dont le père est notamment propriétaire d’une distillerie d’absinthe et d’anisé. Après avoir travaillé à New-York en tant que représentant de la marque Banks, Florent est rentré en Europe avec la passion du rhum et le projet de lancer une société de distribution, ce qui sera chose faite avec Diva Spirits.

À son retour en France, et après avoir découvert la variété des rhums grâce à l’assembleur pour qui il avait travaillé, Florent a constaté un certain formatage des rhums de mélasse. Jusqu’alors, ces derniers étaient presque uniquement représentés par la famille des « rones » d’Amérique Latine ou par des rhums artificiels. Selon lui, le potentiel des rhums de mélasse n’était pas exploité car les expressions proposées étaient souvent sucrées et/ou trop réduites.

La volonté de montrer le potentiel et la variété des rhums de mélasse s’est donc imposée, et avec elle, l’imagerie des voyages et des vieux galions. C’est ainsi que La Compagnie des Indes est née, en s’inspirant des Compagnies des Indes Orientales Portugaise, Hollandaise et Française des XVIIème et XVIIIème siècles. Ces compagnies parcouraient le monde pour rapporter des denrées rares afin de les faire découvrir à leurs pays respectifs. Elles étaient aussi les représentantes commerciales de leur pays à l’étranger, ainsi que des sources d’expansion comme en témoigne leur devise : « je fleurirai là où je serai porté ».

La Compagnie des Indes s’emploie donc à montrer toute la diversité du rhum, avec « des rhums qui ont le goût de rhum ». Elle lance d’abord des blends (assemblages) accessibles car plutôt doux, mais bien moins édulcorés que les grands noms de la tradition Espagnole, puis des fûts uniques reflétant au mieux le style de leur origine.

Elle sera notamment l’une des premières à présenter le véritable style jamaïcain (différent du style Appleton plus consensuel) aux Français, puis elle surprendra avec des « rones » puissants et intenses, aux antipodes des habitudes de l’époque.

Les rhums de La Compagnie des Indes

La gamme « de base », c’est-à-dire disponible en permanence, est composée d’assemblages tels que le Caraïbes ou le Latino, qui visent l’équilibre et l’accessibilité, tout en gardant un goût authentique de rhum. Ces assemblages sont un peu sucrés (15 g de sirop de sucre Bio par litre) afin d’être proposés à un large public. Un assemblage de rhums de Jamaïque est quant-à lui sucré à hauteur de 10g/L et introduit un style de rhum plus corsé.

Aucun autre ajout n’est effectué, que ce soit de colorant, de caramel, d’agent de texture ou d’arôme.

Puis viennent les Single Casks (fûts uniques) et les séries spéciales, des bouteilles forcément en éditions limitées. Aucun ajout n’est effectué sur les Single Casks, pas même de sucre, ces rhums sont donc totalement fidèles à leur expression d’origine. La seule opération réalisée par La Compagnie des Indes, en plus de la supervision du vieillissement, est la réduction qui vise à diluer le rhum afin d’abaisser son taux d’alcool.

Certaines cuvées sont embouteillées brut de fût, d’autres avec réduction, et parfois dans les deux versions, ce qui rend les comparatifs particulièrement intéressants.

C’est le cas par exemple de ce millésime 2005 de la distillerie Travellers du Belize, dont la version brut de fût à 66,2° et la version réduite à 43° sont bien différentes.

La pédagogie et la transparence sont également très importantes pour l’embouteilleur qui a compris très tôt que les amateurs avaient besoin d’un maximum de repères pour se diriger dans le vaste univers du rhum. Il a donc été parmi les premiers à indiquer les dates de distillation et d’embouteillage, le pays et la distillerie d’origine de ses rhums.

De plus, dans un souci d’honnêteté, l’âge indiqué est toujours celui du plus jeune rhum lorsqu’il s’agit d’un assemblage, et non du plus vieux comme cela se pratique souvent pour les rhums vieillis en solera par exemple.

Ces Single Casks nous ont permis de découvrir des destinations très peu connues à l’époque, comme l’Indonésie, Sainte-Lucie, ou même la Jamaïque. Ils ont aussi aboli quelques clichés, grâce à la puissance de ce vénézuélien, la richesse de ce panaméen ou la complexité de ce cubain. De grands rhums ont également été sélectionnés, comme ce Hampden de 24 ans d’âge ou ce Caroni 26 ans.

Enfin, un certain goût pour l’expérimentation a été à l’origine de cuvées spéciales comme la série des Boulets de Canon. Ce travail autour des arômes fumés a démarré avec un assemblage de rhums de style anglais affiné dans un fût de whisky de l’île de Skye. Le concept a été poussé un peu plus loin avec des finitions en fût de whisky tourbé de l’île d’Islay, ou encore par une réduction à l’eau infusée de thé fumé.

1 avis

  1. Note 2 sur 5

    Shaqseb

    Goût d'alcool trop prononcé.

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