Ferroni Tasty Overproof 74°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

74

Âge

+

Packaging

Sans

Profil

Bois, Épices fortes, Fruits, Fumée, Sec

42.90  Bouteille :

En stock

5.96  Échantillon 5 cl :

En stock

Ferroni Tasty Overproof 74° : Description et avis clients

Ce Tasty Overproof réalisé par Guillaume Ferroni est un assemblage de 3 rhums blancs provenant de Jamaïque (distillation par Worthy Park en Pot Still – la proportion la plus grande du blend), de Martinique (distillation en colonne créole au Simon) et de l’Île Maurice (Saint Aubin, en colonne également).

L’assemblage a subi une finition en fût de vin cuit de Provence. Le vin cuit est un produit très ancien et traditionnel de Provence (consommé principalement pendant la période de Noël), mais qui a quasiment disparu. C’est un vin élaboré à partir de jus de raisin que l’on aura réduit par la chauffe afin d’en concentrer les sucres. Produit ancestral mais oublié par la réglementation européenne, les rares viticulteurs en produisant continuent d’utiliser son nom historique alors qu’officiellement, il ne pourrait pas être appelé « vin ». C’est en fait un vin de jus de raisin cuit.

La note de dégustation de Nico

En bref : funky – fruits exotiques – mûrs – sucre de canne – canne – zeste de citron vert – poivre

Au nez, qu’est-ce que c’est funky ! On est immédiatement transporté en Jamaïque, et le sucre de canne a fait le voyage avec nous. Les fruits exotiques sont très mûrs, ils nagent dans une eau-de-vie de prune ou de poire. Les fruits rouges sont concentrés et gourmands comme dans un sirop de grenadine peu sucré. Le sucre s’exprime pourtant puissamment, mais plutôt au travers de ses effluves de cuisson. On note évidemment quelques notes bien lourdes d’olive et de résineux.
A l’aération, le profil ne semble pas tellement dévier de sa trajectoire. Mais par on ne sait quelle magie, en un claquement de doigt, on se retrouve avec un rhum agricole dans le verre ! De la canne, un zeste de citron vert, une touche de poivre, mais que s’est-il passé ? L’eau-de-vie de canne est même très charmeuse, et puis les deux styles se rejoignent peu à peu, c’est superbe et c’est complètement fou.

L’attaque en bouche est typique des overproofs Jamaïcains, très fruitée, concentrée, mais ronde. La canne miellée vient confirmer cette rondeur, décidément les deux rhums s’entendent et se complètent extrêmement bien. On ne saurait les départager, la synergie est parfaite. La canne confite et tout juste poivrée ainsi que les fruits très mûrs se rapprochent, s’enlacent puis s’éloignent, avant de recommencer.

En finale, le monstre Jamaïcain a l’élégance de laisser le joli agricole s’exprimer.

« Un rhum complètement fou ! Aussi funky qu’élégant, aussi mélasse qu’agricole, une belle réussite… »

La note de dégustation de Guillaume Ferroni

En complément de notre propre note de dégustation voici ce qu’en dit Guillaume Ferroni : nez très parfumé, suave et fruité ; en bouche, la chauffe du jus de raisin apporte de délicieux arômes compotés, voire légèrement caramélisés, et des notes gourmandes qui se marient superbement avec l’élevage en barrique.

Ferroni

L’histoire de la Maison Ferroni

La Maison Ferroni plonge ses racines dans le Marseille de la fin du XVIIIème siècle, époque où la cité Phocéenne était, avec Bordeaux et Le Havre, l’un des principaux ports d’arrivée des denrées coloniales. Parmi ces produits exotiques, on trouvait bien entendu le rhum, que de nombreux négociants ont alors rendu populaire.

Guillaume Ferroni est né à Marseille, et a découvert le monde du bar au début des années 2000. Il s’est rapidement passionné pour les cocktails et les spiritueux, et est devenu collectionneur de livres et manuscrits anciens. Il a alors recréé d’anciennes recettes de cocktails du XVIIIème siècle, puis s’est intéressé de plus près au rhum, jusqu’à en devenir un véritable historien.

Cette passion l’a également conduit à ouvrir ses propres établissements au début des années 2010. Ainsi sont nés les bars Dans les arbres et Carry Nation, à Aubagne et Marseille. C’est également à cette époque que Guillaume s’est installé au château des Creissauds, à Aubagne, qui est devenu un terrain de jeu idéal.

Toujours plus absorbé par ce monde des spiritueux, il a réalisé ses propres assemblages de rhums, et même ressuscité des liqueurs anciennes avec sa « série des lumières ». Pour leur commercialisation, il a mis sur pied la société Bariana (du nom du premier livre français consacré aux cocktails, sorti en 1896), en compagnie de David Roussier de la distillerie de whisky bretonne Warenghem.

Quelques années plus tard, la Maison Ferroni porte les casquettes d’embouteilleur indépendant, éleveur de spiritueux, importateur, assembleur, et même distillateur.

Les spiritueux de la Maison Ferroni

Marseille a toujours été le point d’ancrage de Guillaume Ferroni. C’est pourquoi il y a toujours une part de Provence dans son travail.

Le premier rhum ambré de la maison a ainsi été élevé en fût de vin doux naturel de Rasteau. Ensuite, quelques rhums des Caraïbes et d’ailleurs, embouteillés en version réduite ou en brut de fût, connaissent un vieillissement poussé sous le soleil du sud de la France. Cet élevage a en outre la particularité de reproduire les conditions extrêmes d’un chai de whiskey américain, puisqu’il se fait sous tôle, provoquant ainsi d’énormes écarts de température entre le jour et la nuit.

Une des premières passions de Guillaume Ferroni étant le rhum blanc, surtout agricole, il a créé la série des Dame-Jeanne, regroupant diverses origines. Ces rhums blancs, comme la Dame-Jeanne n°4 (Madère), ont bénéficié d’un repos en dame-jeanne ouverte, durant lequel ils se sont assouplis en prenant le doux air provençal.

Dans les chais de la maison, on trouve des dizaines d’expérimentations. Des fûts de whisky tourbé (pour le Boucan d’enfer), des mini-barriques de cognac, des fûts de Rye… On trouve également les foudres où repose le fameux Pastis Millésimé de la maison. Fierté de Guillaume, ce pastis est élaboré à partir des plantes récoltés dans le jardin aromatique du château. Les conditions étant différentes chaque année, les proportions de chaque plante changent à chaque cuvée, d’où la décision d’introduire une notion de millésime.

Un univers varié

De ce jardin, Guillaume Ferroni tire aussi les botaniques nécessaires à son gin. Car il est aussi distillateur, et exprime sa créativité dans toutes sortes d’eaux-de-vie, à l’aide d’anciens alambics du XIXème siècle.

Cela ne s’arrête pas là, car la lecture et l’étude des vieux manuscrits consacrés aux liqueurs disparues lui ont inspiré l’envie de leur redonner vie. Le Ratafia de Marseille et le Merveilleux Falernum, entre autres, sont des exemples réussis de ces résurrections.

Au gré des voyages de Guillaume, la Maison Ferroni est aussi devenue importatrice de spiritueux comme le grogue Vulcao du Cap-Vert. Elle contribue aussi à entretenir le patrimoine marseillais, en donnant un coup de pouce à des marques emblématiques de l’ancien port, comme Old Manada ou Manikou.

1 avis visiteur(s)

  1. Adrian

    Un rhum surprenant ! Le côté jamaïcain prend clairement le dessus sur l’agricole qui amène de la fraîcheur et du végétal. Un blend parfaitement réussi qui plaira aux amateurs de sensations fortes ! Attention tout de même les degrés sont bien présents il faut avoir l’habitude de boire des rhums costauds. Également très intéressant pour sublimer vos cocktails !

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