JM Millésime 1998 Brut de fût 15 ans d’âge 44,2°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

44.2

Âge

+++

Millésime

1998

Packaging

Coffret bois

Profil

Bois, Complexe, Fruits, Pâtissier, Sec

Genre

Rhum, Rhum pur jus de canne, Rhum AOC Martinique

Particularité

Brut de fût

Bouteille :

Rupture définitive

Échantillon 5 cl :

Rupture définitive

JM Millésime 1998 Brut de fût 15 ans d’âge 44,2° : Description et avis clients

Chaque année, le microclimat des terres qui s’étendent au pied de la montagne Pelée procure aux plants de canne à sucre un potentiel aromatique hors du commun. C’est à partir de leur jus frais que le JM Millésime 1998 est produit, puisant son essence dans le terroir et dans les 15 ans passés dans des fûts de chêne.

Le rhum JM Millésime 1998 est conditionné brut de fût, c’est-à-dire sans adjonction d’eau de source pour réduire son titrage.

La note de dégustation de Nico

Le nez de ce rhum agricole de Martinique est surprenant. On ne s’attend pas forcément à ce bonbon de fruits secs. Des abricots dans un premier temps, très parfumés, puis des raisins et une poignée de fruits exotiques séchés (mangue, papaye). Pour l’instant, pas de poivre ni de boisé typiques de la maison. Les fruits rouges sont presque acidulés, ils sont en tout cas sucrés comme dans un vin rosé d’Anjou. On continue dans le registre de la confiserie avec un bonbon à la fraise. Le poivre fait son entrée et dynamise tout cela, c’est un poivre plutôt vert et parfumé.
L’aération va laisser s’échapper ces notes fruitées et sucrées pour dévoiler des notes plus profondes de bois humide et exotique, aux tanins très fondus, comme dans une marmelade. Les confitures d’abricot et d’orange découlent naturellement de ce côté épais et concentré, les fruits ont en quelque sorte changé de forme. En revanche, lorsque l’on agite le verre, les fruits secs sont chaque fois aussi puissants. La canne et la réglisse sont confites, pour un rhum vraiment à part.

Le rhum s’impose en bouche, avec des tanins fondus en pagaille et la douceur d’un miel de printemps. Les saveurs sont intenses, toujours marquées par les fruits secs et le bonbon à la fraise. Malgré ce caractère définitivement fruité, le rhum est sans doute plus équilibré en bouche qu’au nez car le boisé ciré, presque camphré, apporte une réelle tenue. La texture est légère, nous avons un peu de banane et de peau d’orange avant la finale.

Cette finale oscille entre les fruits secs et les fruits confits. C’est décidément un rhum à part mais la bouche montre un produit bien fait, avec un exotisme certain. Les saveurs qui persistent signent un rhum agricole plus traditionnel, avec un boisé épicé aux tanins fondus et une réglisse juteuse.

« Voici un rhum unique dans l’histoire de la distillerie JM, faux pas ou coup de génie, à vous de juger… »

JM

L’histoire du Rhum JM

La distillerie de Fonds-Préville, berceau du Rhum JM, est une des plus belles du monde. Depuis le début du XVIII, son habitation se niche au nord de la Martinique, au pied de la Montagne Pelée, entre les rivières Roches et Macouba. Il n’y a pas toujours eu une distillerie à cet endroit. Au départ, l’habitation Macouba était simplement un domaine sucrier. Cette habitation a pris le nom de Fonds-Préville en 1790, lorsque les Préville en ont fait l’acquisition.

L’année 1845 a vu arriver les premiers alambics sur l’habitation, sous l’impulsion de Jean-Marie Martin. C’est ce dernier qui a apposé ses initiales sur les fûts sortant de la distillerie. Ils se démarquaient alors sur le marché de Saint-Pierre, donnant ainsi naissance à la marque J.M.

Le domaine a été vendu aux enchères en 1916 à la famille Crassous de Médeuil, déjà propriétaire de l’habitation Bellevue voisine. Déjà à cette époque, la distillerie produisait uniquement du rhum agricole. En 1930, les deux habitations opèrent en commun et des améliorations y sont apportées. Le Rhum JM commence à prendre du poids.

René Crassous de Médeuil dirigera l’entreprise jusqu’en 1977, année de sa disparition. Il aura été le premier à s’essayer à des vieillissements de rhums de plus de 10 ans. À sa mort, c’est son neveu qui reprend les rennes et qui apporte une nouvelle fois quelques modernisations.

Le Rhum JM d’aujourd’hui

Le design que l’on connaît aujourd’hui apparaît en 1984. Les bouteilles et étiquettes ont été imaginées par la mère du propriétaire de l’époque. Puis les années 1990 sont encore une fois une période de modernisation pour la distillerie.

De nouveaux moulins électriques brésiliens sont installés en 1993, suivis d’un nouveau chai de vieillissement en 1996. Lors des deux années suivantes, ce sont deux nouvelles colonnes créoles qui sont mises en place, ainsi que de nouvelles cuves de fermentation en inox. Afin d’essayer de lutter contre la part des anges très importantes en Martinique, une partie du chai est réfrigérée en 1999, mais l’expérience a été abandonnée par la suite.

Le Groupe Bernard Hayot acquiert les Rhums JM en 2002 et engage à nouveau une rénovation complète du site en 2013, ainsi qu’une modification des étiquettes.

La production du Rhum JM

Sur un domaine de 400 hectares, 150 sont dédiés à la canne à sucre. 100 hectares sont en culture aujourd’hui, car on y opère une rotation afin que les sols se régénèrent. La distillerie est autonome en canne à sucre grâce à ce large domaine. On y cultive des variétés de canne paille, canne bleue, canne roseau et canne rouge.

La récolte est mécanisée et commence tardivement, vers mi-mars. C’est un des avantages de l’autonomie : lorsque l’on dispose de ses propres engins, on peut choisir le moment optimal de la récolte. Celle-ci se termine au plus tard à la fin juin.

Le jus de canne est très rapidement conduit à la distillerie, où il est mis en fermentation durant 36 à 48 heures. Il est distillé dans deux colonnes créoles, d’où il s’écoule en moyenne à 72 % d'alcool.

Le rhum blanc repose en cuve inox durant au moins 6 mois (le minimum prévu par l’AOC Martinique est de 6 semaines). Il est réduit progressivement avec une eau de source qui vient de la Montagne Pelée.

Une grande partie de la production est destinée au vieillissement, et 600 fûts sont remplis chaque année. La distillerie dispose aujourd’hui d’environ 3500 fûts en vieillissement, et fait exceptionnel, dispose de sa propre tonnellerie.

L’évaporation (la part des ange) est très importante en Martinique, soit environ 8 %. Pour y remédier en partie, on pratique l’ouillage qui consiste à refaire les niveaux des fûts avec des eaux-de-vie du même âge. En effet, plus un fût est vide, plus les anges auront tendance à être gourmands.

La gamme des Rhums JM

Les rhums JM se retrouvent bien entendu en rhum blanc, mais aussi en ambré et en vieux. Au delà de la gamme classique des VO, VSOP, et XO, on trouve aussi des rhums millésimés de 10 et 15 ans. Quelques éditions exceptionnelles sont également disponibles, comme la cuvée 1845 ou la carafe qui assemble les meilleurs millésimes de la distillerie.

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