Clément Ambré 40° – 1 litre !

Format

,

Contenance

100 cl

Degré

40

Âge

+

Packaging

Sans

Profil

Bois, Épices douces, Fruits, Fumée, Sec, Torréfaction, Végétal

Genre

Rhum, Rhum pur jus de canne, Rhum AOC Martinique

25.90  Bouteille :

Rupture temporaire

4.20  Échantillon 5 cl :

Rupture temporaire

Clément Ambré 40° – 1 litre ! : Description et avis clients

Le rhum ambré produit par la distillerie Clément est une belle entrée en matière dans la dégustation des cuvées élevées sous bois. Ayant passé douze mois dans des foudres de chêne, ce rhum ambré s’est à la fois imprégné des arômes du bois et du terroir ensoleillé de la Martinique.

Le rhum ambré Clément est un excellent choix pour la préparation des long drinks et des cocktails.

La note de dégustation de Nico

La vanille saute immédiatement au nez, comme si elle était impatiente de sortir du verre après tout ce temps passé en foudre puis en bouteille. Un rhum agricole blanc teinté d’agrumes prend le relais, avec des notes de pamplemousse à la fois douces, amères et acidulées. Le versant végétal du rhum s’exprime ensuite, dans un style très confit, où la bagasse et la paille auraient bien cuit et fondu. Le poivre reste en retrait et le rhum commence ensuite à s’ouvrir sur des fruits rouges crémeux.
L’aération révèle un autre pan fait de réglisse et de vanille. Le côté végétal et les agrumes se rencontrent pour invoquer le jeune rhum blanc des débuts. Le poivre s’épanouit maintenant et renforce ainsi l’identité agricole de ce rhum ambré qui se pose et rentre un peu plus dans le rang. On note quelques touches de fermentation, puis un végétal moins confit qui a perdu le côté doucereux du premier nez, ce qui donne un côté plus franc.

En bouche, c’est un rhum léger, très végétal cependant, avec des saveurs prégnantes de bois, pas de boisé toasté mais bien d’essences de bois exotiques qui libèrent des arômes de curry. Le poivré n’a pas perdu en intensité, il continue de s’exprimer en bouche en entraînant le zest de citron vert, ce qui évoquera inévitablement un bon ti’punch tout préparé. L’identité agricole se réaffirme alors sans arrêt, avec la fibre de la canne et sa paille, ainsi qu’un sentiment herbacé et frais comme du gazon coupé.

La finale est assez douce, le degré d’alcool étant relativement clément. Les saveurs de miel et de poivre s’effaceront délicatement.

“Plutôt qu’un rhum de dégustation, voici un bon ingrédient pour des ti’punchs doux et parfumés…”

Clément

L’histoire du rhum Clément

Avant l’habitation Clément, il y avait l’habitation Acajou, fondée en 1700. Comme beaucoup d’habitations sucrières, Acajou fait faillite suite à la crise du sucre de 1884. Saisie puis mise aux enchères, ses 131 hectares, son habitation et ses installations sont vendues à un certain Docteur Homère Clément. Cet homme politique, maire du François, est le premier homme noir à acquérir une propriété de cette importance en Martinique.

Il partagera son temps entre son mandat de député et la culture de la canne, jusqu’en 1917, où il reconstruit l’ancienne distillerie de l’habitation Acajou. Il y promeut alors le rhum agricole, encore concurrent du rhum industriel.

À sa mort en 1922, c’est son fils Charles qui hérite de l’habitation et y relance une petite sucrerie. Mais il va surtout se concentrer sur la distillerie, la moderniser et améliorer ses rendements. En 1930, la marque Acajou est créée. Elle fait alors figure d’exception en embouteillant soi-même ses rhums. À cette époque, la grande majorité du rhum produit était plutôt envoyé en vrac aux négociants de métropole. Elle alors sera parmi les premières à exporter son rhum en métropole.

Charles Clément achète l’habitation Moneroy en 1932 et agrandit ainsi son domaine agricole d’une centaine d’hectares supplémentaires. En 1938, la distillerie est détruite par un incendie. Une fois reconstruite, elle multiplie sa capacité de production par cinq, et devient la plus performante de l’île.

Le tournant de l'après guerre

Après la deuxième guerre mondiale, le rhum Acajou devient rhum Clément. Les fils de Charles Clément le diffusent largement au-delà de la Martinique, et l’un d’eux développe même une filiale à Bordeaux.

La mort de Charles survient en 1973, et avec elle, difficultés financières et différends familiaux. Le groupe Cointreau prend la gérance de l’entreprise mais ne parvient pas à redresser la barre. Elle est ainsi vendue au groupe Hayot en 1986.

Les colonnes à distiller cessent de couler sur l’habitation en 1988, et sont envoyées au Simon. Le chai, en revanche, est toujours présent (il est ouvert à la visite en 1989), ainsi que les opérations de réduction, brassage, vieillissement et mise en bouteille. En plus de ses rhums vieux et millésimés, Clément diversifie son offre avec ses punchs et son shrubb.

L’AOC Martinique est enregistrée en 1996. Clément se dote de nouveaux chais, et crée une fondation artistique vouée à valoriser l’art des Caraïbes. C’est au même moment que l’habitation est classée monument historique.

La production du rhum Clément

La récolte de la canne à sucre en Martinique a lieu entre février et juin. Clément produisant du rhum agricole, donc de pur jus de canne frais, cette période correspond à la campagne de distillation.

La canne est pressée, arrosée, puis pressée à nouveau, pour être sûr d’obtenir tout son jus sucré. Des tests en laboratoire son menés pour définir le taux de sucre et l’acidité du jus. On contrôle ainsi la qualité et l’on peut éventuellement ajuster la fermentation qui dépend de ces critères.

La distillerie du Simon est autonome en énergie, puisque ses chaudières sont entièrement alimentées par la bagasse.

La fermentation du vesou dure 24 à 36 heures, dans des cuves de 20.000 Litres. Le vin de canne est mesuré à 5 % d’alcool à l’issue de cette opération.

La distillation s’effectue sur une colonne créole, d’où le rhum s’écoule à 70 % d’alcool. Ce degré est conforme à l’AOC Martinique, qui précise également que le rhum blanc doit comporter au moins 225 grammes de substances non alcool par hectolitre d’alcool pur, afin de garantir une aromatique riche.

Le travail du rhum à l'habitation Clément

Le rhum blanc est ensuite transporté à l’habitation historique, qui dispose de plus de 12.000 fûts répartis dans 5 chais.

Le rhum est dilué et mis en fût à 64 %. Les premiers mois du vieillissement se font en fûts de chêne américain neufs. On place ensuite le rhum en ex-fûts de bourbon, puis éventuellement en fûts de chêne français neufs de 220 Litres.

La part des anges est de 8 % par an, mais on pratique l’ouillage pour tenter de la limiter.

La gamme des rhums Clément est très étendue, et elle est aujourd’hui largement exportée. L’habitation a été une pionnière des tendances modernes, en lançant en 2001 le premier rhum monovariétal et millésimé : le rhum Clément canne bleue. Elle s’est également démarquée en proposant la bouteille la plus chère au monde. Il s’agit d’un millésime 1966 embouteillé en cristal de Baccarat, avec un bouchon en or et en diamants.

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