Clément Canne Bleue 50° – millesime 2018

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

50

Âge

non vieilli

Millésime

2018

Packaging

Sans

Genre

Rhum, Rhum pur jus de canne, Rhum AOC Martinique, Rhum blanc

Profil

Épices douces, Fleurs, Frais, Fruits, Végétal

34,90  Bouteille :

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5,39  Échantillon 5 cl :

En stock

Clément Canne Bleue 50° – millesime 2018 : Description et avis clients

Clément Canne Bleue 2018 est un rhum blanc qui a 3 caractéristiques notables, outre sa magnifique bouteille.

C’est d’abord un rhum “mono-variétal” c’est à dire qu’il provient d’une seule variété de canne à sucre : la canne bleue. Celle-ci provient de la Barbade et délivre un taux de sucre particulièrement élevé.

Seconde caractéristique : c’est un millésime, donc issu exclusivement de la récolte 2018. À l’occasion de chaque millésime, une nouvelle bouteille est créée.

Troisième particularité : c’est une réduction lente pour obtenir les 50° et une amplitude parfaite. 6 mois de brassage et d’aération sont en effet nécessaires avant d’embouteiller Clément Canne Bleue.

La distillation est effectuée dans une colonne créole en cuivre, ce qui pour le coup est la norme pour un rhum martiniquais !

La note de dégustation de Nico

Au nez, les arômes s’envolent en puissance, avec des fleurs fraîches qui s’éparpillent en l’air. C’est une pluie d’agrumes qui retombe ensuite, éclaboussant la canne de leur jus sucré. La bagasse et le poivre sont assez discrets, les notes de fermentation passent en premier. La canne s’attendrit avec le temps, elle montre son côté végétal sous un jour plus doux. Le citron vert est toujours très aromatique mais moins acide, moins vif, ce qui nous amène à un bon équilibre, pour un rhum plus chaleureux.

La bouche est vive et savoureuse, avec une attaque acidulée et fraîche, puis une canne bien entière qui s’exprime sans retenue. Elle couvre les papilles et éclate au grand jour, naturelle et rayonnante, on ne voit qu’elle. Sa richesse monopolise le palais pendant un long moment, comme une éclaircie soutenue, on attend la bagasse et le poivre qui ne semblent pas avoir voix au chapitre.

C’est en finale qu’ils font enfin leur apparition. Comme pour tout bon rhum martiniquais qui se respecte, la longueur est habitée par cette écorce de canne au poivre gris.

« Un rhum blanc intense et frais, aux agrumes éclatants… »

Le millésime précédent était assez différent, preuve que les années se suivent et ne se ressemblent pas forcément lorsque l’on parle de terroir. C’était un rhum plus terrien, organique, qui avait développé des notes secondaires de fermentation. Il donnait à voir une canne intacte de la racine à la fleur, en passant par son écorce. Ce millésime 2018 est nettement plus aérien, frais et fruité.

Clément

L’histoire du rhum Clément

Avant l’habitation Clément, il y avait l’habitation Acajou, fondée en 1700. Comme beaucoup d’habitations sucrières, Acajou fait faillite suite à la crise du sucre de 1884. Saisie puis mise aux enchères, ses 131 hectares, son habitation et ses installations sont vendues à un certain Docteur Homère Clément. Cet homme politique, maire du François, est le premier homme noir à acquérir une propriété de cette importance en Martinique.

Il partagera son temps entre son mandat de député et la culture de la canne, jusqu’en 1917, où il reconstruit l’ancienne distillerie de l’habitation Acajou. Il y promeut alors le rhum agricole, encore concurrent du rhum industriel.

À sa mort en 1922, c’est son fils Charles qui hérite de l’habitation et y relance une petite sucrerie. Mais il va surtout se concentrer sur la distillerie, la moderniser et améliorer ses rendements. En 1930, la marque Acajou est créée. Elle fait alors figure d’exception en embouteillant soi-même ses rhums. À cette époque, la grande majorité du rhum produit était plutôt envoyé en vrac aux négociants de métropole. Elle alors sera parmi les premières à exporter son rhum en métropole.

Charles Clément achète l’habitation Moneroy en 1932 et agrandit ainsi son domaine agricole d’une centaine d’hectares supplémentaires. En 1938, la distillerie est détruite par un incendie. Une fois reconstruite, elle multiplie sa capacité de production par cinq, et devient la plus performante de l’île.

Le tournant de l'après guerre

Après la deuxième guerre mondiale, le rhum Acajou devient rhum Clément. Les fils de Charles Clément le diffusent largement au-delà de la Martinique, et l’un d’eux développe même une filiale à Bordeaux.

La mort de Charles survient en 1973, et avec elle, difficultés financières et différends familiaux. Le groupe Cointreau prend la gérance de l’entreprise mais ne parvient pas à redresser la barre. Elle est ainsi vendue au groupe Hayot en 1986.

Les colonnes à distiller cessent de couler sur l’habitation en 1988, et sont envoyées au Simon. Le chai, en revanche, est toujours présent (il est ouvert à la visite en 1989), ainsi que les opérations de réduction, brassage, vieillissement et mise en bouteille. En plus de ses rhums vieux et millésimés, Clément diversifie son offre avec ses punchs et son shrubb.

L’AOC Martinique est enregistrée en 1996. Clément se dote de nouveaux chais, et crée une fondation artistique vouée à valoriser l’art des Caraïbes. C’est au même moment que l’habitation est classée monument historique.

La production du rhum Clément

La récolte de la canne à sucre en Martinique a lieu entre février et juin. Clément produisant du rhum agricole, donc de pur jus de canne frais, cette période correspond à la campagne de distillation.

La canne est pressée, arrosée, puis pressée à nouveau, pour être sûr d’obtenir tout son jus sucré. Des tests en laboratoire son menés pour définir le taux de sucre et l’acidité du jus. On contrôle ainsi la qualité et l’on peut éventuellement ajuster la fermentation qui dépend de ces critères.

La distillerie du Simon est autonome en énergie, puisque ses chaudières sont entièrement alimentées par la bagasse.

La fermentation du vesou dure 24 à 36 heures, dans des cuves de 20.000 Litres. Le vin de canne est mesuré à 5 % d’alcool à l’issue de cette opération.

La distillation s’effectue sur une colonne créole, d’où le rhum s’écoule à 70 % d’alcool. Ce degré est conforme à l’AOC Martinique, qui précise également que le rhum blanc doit comporter au moins 225 grammes de substances non alcool par hectolitre d’alcool pur, afin de garantir une aromatique riche.

Le travail du rhum à l'habitation Clément

Le rhum blanc est ensuite transporté à l’habitation historique, qui dispose de plus de 12.000 fûts répartis dans 5 chais.

Le rhum est dilué et mis en fût à 64 %. Les premiers mois du vieillissement se font en fûts de chêne américain neufs. On place ensuite le rhum en ex-fûts de bourbon, puis éventuellement en fûts de chêne français neufs de 220 Litres.

La part des anges est de 8 % par an, mais on pratique l’ouillage pour tenter de la limiter.

La gamme des rhums Clément est très étendue, et elle est aujourd’hui largement exportée. L’habitation a été une pionnière des tendances modernes, en lançant en 2001 le premier rhum monovariétal et millésimé : le rhum Clément canne bleue. Elle s’est également démarquée en proposant la bouteille la plus chère au monde. Il s’agit d’un millésime 1966 embouteillé en cristal de Baccarat, avec un bouchon en or et en diamants.

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