Clément Vieux 10 ans 42°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

42

Âge

++

Packaging

Étui

Profil

Bois, Épices douces, Fruits, Pâtissier, Sec, Torréfaction

Genre

Rhum, Rhum pur jus de canne, Rhum AOC Martinique

74,90  Bouteille :

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8,25  Échantillon 5 cl :

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Clément Vieux 10 ans 42° : Description et avis clients

C’est à partir de cuvées ayant vieilli au minimum 10 ans et sélectionnées par le maître de chai de la Maison Clément que ce rhum très vieux est réalisé. La maturation se déroule en premier lieu dans des fûts de chêne du Limousin avant de se poursuivre dans des fûts de bourbon.

Les tonneaux utilisés sont de petite taille (200 litres) et permettent de profiter des arômes du bois et du terroir martiniquais.

Clément Rhum Vieux 10 ans a remporté trois prestigieuses médailles d’or.

La note de dégustation de Nico

Le nez de ce rhum joue la gamme martiniquaise sans fausse note : nous avons de la fraîcheur et des épices aussitôt le verre servi. Puis on se rend compte que ces épices sont mêlées à un boisé fin aux essences exotiques, ce qui rappelle le côté distingué d’une boite à cigares. Après une poignée de fruits secs (papaye et ananas entre autres), on note une peau d’orange séchée, comme celle que l’on utiliserait pour le schrubb de Noël.
Ce registre fruité prend de l’ampleur à l’aération. Le bouquet est exotique comme un cocktail de fruits secs que l’on grignote à l’apéritif. Le boisé est épicé, plus profond et riche, comme miellé et toujours rehaussé par cet ananas sec qui donne de la chaleur.

Épicé en entrée de bouche, relativement sec, le rhum offre un élégant côté noyau. Puis on gagne en rondeur et en épaisseur avec des fruits bien mûrs et de l’orange, confite cette fois. La suite de la dégustation va se faire sur une ligne claire de boisé épicé (cannelle, réglisse).

La finale est longue, gourmande, sur le raisin sec et l’orange confite, pour un caractère assez pâtissier. On s’aperçoit que la langue est légèrement endormie comme après avoir mangé un kumquat.

« Un rhum qui résume bien le style martiniquais et qui pourra accompagner un dessert ou un café sans trop se mettre en avant… »

Clément

L’histoire du rhum Clément

Avant l’habitation Clément, il y avait l’habitation Acajou, fondée en 1700. Comme beaucoup d’habitations sucrières, Acajou fait faillite suite à la crise du sucre de 1884. Saisie puis mise aux enchères, ses 131 hectares, son habitation et ses installations sont vendues à un certain Docteur Homère Clément. Cet homme politique, maire du François, est le premier homme noir à acquérir une propriété de cette importance en Martinique.

Il partagera son temps entre son mandat de député et la culture de la canne, jusqu’en 1917, où il reconstruit l’ancienne distillerie de l’habitation Acajou. Il y promeut alors le rhum agricole, encore concurrent du rhum industriel.

À sa mort en 1922, c’est son fils Charles qui hérite de l’habitation et y relance une petite sucrerie. Mais il va surtout se concentrer sur la distillerie, la moderniser et améliorer ses rendements. En 1930, la marque Acajou est créée. Elle fait alors figure d’exception en embouteillant soi-même ses rhums. À cette époque, la grande majorité du rhum produit était plutôt envoyé en vrac aux négociants de métropole. Elle alors sera parmi les premières à exporter son rhum en métropole.

Charles Clément achète l’habitation Moneroy en 1932 et agrandit ainsi son domaine agricole d’une centaine d’hectares supplémentaires. En 1938, la distillerie est détruite par un incendie. Une fois reconstruite, elle multiplie sa capacité de production par cinq, et devient la plus performante de l’île.

Le tournant de l'après guerre

Après la deuxième guerre mondiale, le rhum Acajou devient rhum Clément. Les fils de Charles Clément le diffusent largement au-delà de la Martinique, et l’un d’eux développe même une filiale à Bordeaux.

La mort de Charles survient en 1973, et avec elle, difficultés financières et différends familiaux. Le groupe Cointreau prend la gérance de l’entreprise mais ne parvient pas à redresser la barre. Elle est ainsi vendue au groupe Hayot en 1986.

Les colonnes à distiller cessent de couler sur l’habitation en 1988, et sont envoyées au Simon. Le chai, en revanche, est toujours présent (il est ouvert à la visite en 1989), ainsi que les opérations de réduction, brassage, vieillissement et mise en bouteille. En plus de ses rhums vieux et millésimés, Clément diversifie son offre avec ses punchs et son shrubb.

L’AOC Martinique est enregistrée en 1996. Clément se dote de nouveaux chais, et crée une fondation artistique vouée à valoriser l’art des Caraïbes. C’est au même moment que l’habitation est classée monument historique.

La production du rhum Clément

La récolte de la canne à sucre en Martinique a lieu entre février et juin. Clément produisant du rhum agricole, donc de pur jus de canne frais, cette période correspond à la campagne de distillation.

La canne est pressée, arrosée, puis pressée à nouveau, pour être sûr d’obtenir tout son jus sucré. Des tests en laboratoire son menés pour définir le taux de sucre et l’acidité du jus. On contrôle ainsi la qualité et l’on peut éventuellement ajuster la fermentation qui dépend de ces critères.

La distillerie du Simon est autonome en énergie, puisque ses chaudières sont entièrement alimentées par la bagasse.

La fermentation du vesou dure 24 à 36 heures, dans des cuves de 20.000 Litres. Le vin de canne est mesuré à 5 % d’alcool à l’issue de cette opération.

La distillation s’effectue sur une colonne créole, d’où le rhum s’écoule à 70 % d’alcool. Ce degré est conforme à l’AOC Martinique, qui précise également que le rhum blanc doit comporter au moins 225 grammes de substances non alcool par hectolitre d’alcool pur, afin de garantir une aromatique riche.

Le travail du rhum à l'habitation Clément

Le rhum blanc est ensuite transporté à l’habitation historique, qui dispose de plus de 12.000 fûts répartis dans 5 chais.

Le rhum est dilué et mis en fût à 64 %. Les premiers mois du vieillissement se font en fûts de chêne américain neufs. On place ensuite le rhum en ex-fûts de bourbon, puis éventuellement en fûts de chêne français neufs de 220 Litres.

La part des anges est de 8 % par an, mais on pratique l’ouillage pour tenter de la limiter.

La gamme des rhums Clément est très étendue, et elle est aujourd’hui largement exportée. L’habitation a été une pionnière des tendances modernes, en lançant en 2001 le premier rhum monovariétal et millésimé : le rhum Clément canne bleue. Elle s’est également démarquée en proposant la bouteille la plus chère au monde. Il s’agit d’un millésime 1966 embouteillé en cristal de Baccarat, avec un bouchon en or et en diamants.

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