Compagnie des Indes Guyana Diamond Single Cask 14 ans 43°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

43

Âge

++

Millésime

2003

Packaging

Étui

Profil

Animal, Bois, Complexe, Épices douces, Fruits, Fumée, Sec, Torréfaction, Végétal

Genre

Rhum, Rhum de tradition anglaise (Rum), Rhum traditionnel de mélasse

Particularité

Single cask

92.90  Bouteille :

En stock

9.54  Échantillon 5 cl :

En stock

Ce 14 ans d’âge provient de la distillerie Diamond située en Guyane anglaise. Ce rhum a été distillé en 2003 et embouteillé en 2017.

Il provient d’un seul et unique fût comme en témoignent le n° du fût ainsi que le numéro de la bouteille réalisée à partir du fût, inscrits tous deux sur l’étiquette.

La note de dégustation de Nico

Au nez, les connaisseurs reconnaîtront le fruité crémeux et légèrement cuivré de l’alambic Port Mourant. Le rhum est très porté sur le distillat, l’influence du bois étant assez discrète. Les fruits exotiques bien mûrs et les cerises cuites sont confortablement lovés dans la poudre d’amande. Aucune agression à déplorer, tout est doux et moelleux. La cerise et son noyau font le pont avec quelques épines de résineux puis une pointe d’olive qui est juste confite et qui ne heurte ainsi d’aucune manière. Le profil est brillant et très fruité, avec également du bois vert et de la réglisse. L’intégration de l’alcool est exemplaire.
Avec l’aération, le rhum est encore plus exotique et cuivré. Il est aussi plus lourd, avec un versant animal de cuir et de viande fumée. La réglisse est grasse et se confond avec le pruneau et la cerise amarena. On se dit de nouveau que c’est un très joli Port Mourant. Le sureau, le cassis ou la myrtille viennent apporter pour finir un peu plus de précision.

En bouche, le rhum est doux et fruité, avec des fruits exotiques plutôt frais. Petit à petit, il va devenir de plus en plus chaleureux et les notes les plus lourdes vont envahir le palais, le cuir et l’olive notamment. On note un petit côté végétal en milieu de bouche, puis une étreinte de fruits à coque très torréfiés et de caramel noir. Le rhum se relâche ensuite sur des notes métalliques et légèrement brûlées / soufrées.

La finale est tout aussi cuivrée et brûlée, puis la longueur s’étale sur la banane verte.

“Un beau Port Mourant à qui la maturité réussit très bien…”

En complément de notre note de dégustation voici ce qu’en pense en synthèse Florent Beuchet, l’embouteilleur de ce rhum : frais et élégant au nez avec des notes de fruits à chair blanche, d’amande amère, et un côté herbacé ; en bouche, notes crémeuses et lactées typiques de l’alambic Port Mourant, qui se mêlent à du menthol et du poivre blanc ; finale précise et épicée.

Compagnie des Indes

L’histoire de la Compagnie des Indes

La Compagnie des Indes est un embouteilleur indépendant français né en 2014 sous l’impulsion de Florent Beuchet, un jeune bourguignon issu d’une famille gravitant dans le monde du vin, et dont le père est notamment propriétaire d’une distillerie d’absinthe et d’anisé. Après avoir travaillé à New-York en tant que représentant de la marque Banks, Florent est rentré en Europe avec la passion du rhum et le projet de lancer une société de distribution, ce qui sera chose faite avec Diva Spirits.

À son retour en France, et après avoir découvert la variété des rhums grâce à l’assembleur pour qui il avait travaillé, Florent a constaté un certain formatage des rhums de mélasse. Jusqu’alors, ces derniers étaient presque uniquement représentés par la famille des « rones » d’Amérique Latine ou par des rhums artificiels. Selon lui, le potentiel des rhums de mélasse n’était pas exploité car les expressions proposées étaient souvent sucrées et/ou trop réduites.

La volonté de montrer le potentiel et la variété des rhums de mélasse s’est donc imposée, et avec elle, l’imagerie des voyages et des vieux galions. C’est ainsi que La Compagnie des Indes est née, en s’inspirant des Compagnies des Indes Orientales Portugaise, Hollandaise et Française des XVIIème et XVIIIème siècles. Ces compagnies parcouraient le monde pour rapporter des denrées rares afin de les faire découvrir à leurs pays respectifs. Elles étaient aussi les représentantes commerciales de leur pays à l’étranger, ainsi que des sources d’expansion comme en témoigne leur devise : « je fleurirai là où je serai porté ».

La Compagnie des Indes s’emploie donc à montrer toute la diversité du rhum, avec « des rhums qui ont le goût de rhum ». Elle lance d’abord des blends (assemblages) accessibles car plutôt doux, mais bien moins édulcorés que les grands noms de la tradition Espagnole, puis des fûts uniques reflétant au mieux le style de leur origine.

Elle sera notamment l’une des premières à présenter le véritable style jamaïcain (différent du style Appleton plus consensuel) aux Français, puis elle surprendra avec des « rones » puissants et intenses, aux antipodes des habitudes de l’époque.

Les rhums de La Compagnie des Indes

La gamme « de base », c’est-à-dire disponible en permanence, est composée d’assemblages tels que le Caraïbes ou le Latino, qui visent l’équilibre et l’accessibilité, tout en gardant un goût authentique de rhum. Ces assemblages sont un peu sucrés (15 g de sirop de sucre Bio par litre) afin d’être proposés à un large public. Un assemblage de rhums de Jamaïque est quant-à lui sucré à hauteur de 10g/L et introduit un style de rhum plus corsé.

Aucun autre ajout n’est effectué, que ce soit de colorant, de caramel, d’agent de texture ou d’arôme.

Puis viennent les Single Casks (fûts uniques) et les séries spéciales, des bouteilles forcément en éditions limitées. Aucun ajout n’est effectué sur les Single Casks, pas même de sucre, ces rhums sont donc totalement fidèles à leur expression d’origine. La seule opération réalisée par La Compagnie des Indes, en plus de la supervision du vieillissement, est la réduction qui vise à diluer le rhum afin d’abaisser son taux d’alcool.

Certaines cuvées sont embouteillées brut de fût, d’autres avec réduction, et parfois dans les deux versions, ce qui rend les comparatifs particulièrement intéressants.

C’est le cas par exemple de ce millésime 2005 de la distillerie Travellers du Belize, dont la version brut de fût à 66,2° et la version réduite à 43° sont bien différentes.

La pédagogie et la transparence sont également très importantes pour l’embouteilleur qui a compris très tôt que les amateurs avaient besoin d’un maximum de repères pour se diriger dans le vaste univers du rhum. Il a donc été parmi les premiers à indiquer les dates de distillation et d’embouteillage, le pays et la distillerie d’origine de ses rhums.

De plus, dans un souci d’honnêteté, l’âge indiqué est toujours celui du plus jeune rhum lorsqu’il s’agit d’un assemblage, et non du plus vieux comme cela se pratique souvent pour les rhums vieillis en solera par exemple.

Ces Single Casks nous ont permis de découvrir des destinations très peu connues à l’époque, comme l’Indonésie, Sainte-Lucie, ou même la Jamaïque. Ils ont aussi aboli quelques clichés, grâce à la puissance de ce vénézuélien, la richesse de ce panaméen ou la complexité de ce cubain. De grands rhums ont également été sélectionnés, comme ce Hampden de 24 ans d’âge ou ce Caroni 26 ans.

Enfin, un certain goût pour l’expérimentation a été à l’origine de cuvées spéciales comme la série des Boulets de Canon. Ce travail autour des arômes fumés a démarré avec un assemblage de rhums de style anglais affiné dans un fût de whisky de l’île de Skye. Le concept a été poussé un peu plus loin avec des finitions en fût de whisky tourbé de l’île d’Islay, ou encore par une réduction à l’eau infusée de thé fumé.

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