Le rhum bio par Neisson 52,5°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

52.5

Âge

non vieilli

Packaging

Coffret bois

Genre

Rhum, Rhum pur jus de canne, Rhum AOC Martinique, Rhum blanc

Particularité

Bio

55.90  Bouteille :

En stock

6.89  Échantillon 5 cl :

En stock

Neisson a obtenu la certification “AB” en 2016. Après avoir sorti 2 premières versions sur le marché en 2016 (l’une à 55° et l’autre à 66°, toutes deux très vite écoulées), puis une troisième fin 2017 (L’Esprit Bio), voici une quatrième version à 52,5° sortie début 2018 en France métropolitaine.

La note de dégustation de Nico

En bref : sec – minéral – frais – épices fortes – végétal – fruits

La version “classique” qui n’était pas encore bio nous offrait déjà un rhum complexe, marqué par la canne, les agrumes et les fruits. Cette version va encore plus loin dans le travail d’orfèvre et la complexité, avec en prime une touche plus rustique. Voyez plutôt :

Le premier nez se pose sans fioritures, à la manière d’un rhum blanc Martiniquais de tradition. Avec son profil plutôt sec et minéral, c’est un rhum sérieux qui ne joue pas la séduction facile. On décèle une grande fraîcheur, un souffle poivré ayant déshabillé un citron vert pour emporter son zeste. La canne reste droite au milieu de la tempête, massive, monolithique. Elle est comme préservée et entière, sa chair tendre à la fibre juteuse enroulée dans son écorce sèche. Soudain, un vent contraire tout mentholé nous cueille par surprise.
L’aération nous emmène directement à la distillerie, on se penche alors au dessus de la cuve de fermentation pour examiner le vesou de plus près. Le jus de canne travaille dur et bouillonne d’arômes puissants et organiques, la fermentation bat son plein. En reposant le nez quelques instants plus tard, nous sommes passés du côté de la distillation. Le liquide nous parait alors limpide, sec et minéral, avec des arômes pointus et pénétrants, très citronnés.

Comme la version historique du Rhum par Neisson, la bouche offre une belle présence et toujours beaucoup de fraîcheur.

L’entrée en bouche est un aller sans retour pour la Martinique. Encore une fois, voici LE rhum Martiniquais tel qu’on l’aime. La fibre de la canne se met en avant, avec ce qu’elle a de terreux et de poivré. Ce côté sec est tellement rafraichissant et authentique. Bien entendu, il va sans dire que le rhum ne vient pas avec ses gros sabots, tout cela est ciselé et délicat. La bouche est tapissée et flattée juste ce qu’il faut, avec retenue, il ne s’agit pas d’être mielleux.

La finale est longue et végétale, c’est toujours la fibre et l’écorce de la canne qui dominent. Le zeste de citron vert et le poivre amortissent la descente, on est bien…

“Un grand rhum blanc, ni plus ni moins, un vrai petit bout de Martinique. Cette version Bio va encore plus loin que la version d’origine en termes de maîtrise et de fidélité au terroir. Je n’ose imaginer le ti’punch royal qui va s’en suivre…”

Neisson

L’histoire des rhums Neisson

La distillerie Neisson a été fondée en 1931 par deux frères d'une famille de commerçants du Carbet ayant fait l’acquisition de l’habitation Thieubert. Situé près de Saint-Pierre, au pied de la Montagne Pelée, cet ensemble de parcelles de 20 hectares de canne à sucre jouit de conditions particulièrement favorables, aussi bien du point de vue climatique que géologique. Le rhum a rapidement bénéficié d’une excellente réputation sur l’île de Martinique.

Jean Neisson, le cadet, poursuivant ses études de chimie à paris, a alors créé une société d’import-export pour vendre ses rhums en métropole. Bientôt, le rhum Neisson y rencontre le même succès qu’aux Antilles. C’est à la même époque (1952) qu’est née la fameuse bouteille Zépol Karé, reconnaissable entre toutes, et qu’une nouvelle colonne Savalle en cuivre a été implantée à la distillerie. Ce nouvel appareil de distillation, modifié et personnalisé par les soins de Jean lui-même, marquera un bond supplémentaire en qualité pour les rhums Neisson.

Adrien, le plus jeune frère, décède en 1971, puis Jean disparaîtra quant-à lui en 1986. La reprise de la distillerie est confiée à la sœur de Jean, assistée du maître distillateur, mais la gestion des outils de production et de la commercialisation sont difficiles et l’affaire familiale connaît de grandes difficultés.

C’est à la mort de sa tante que Claudine Vernant-Neisson, la fille de Jean, hérite de la distillerie en 1995. Cette grande biologiste et médecin n’était pas du tout prédestinée à ce métier mais entreprit tout de même d’exaucer le souhait de son père qui désirait léguer la distillerie à son petit-fils Grégory.

Grégory Vernant-Neisson a donc également reçu cette grande maison en héritage, ainsi que la passion et la philosophie de son grand-père qu’il a connu lorsqu’il était très jeune, notamment en ce qui concerne le respect du terroir avec des pratiques agricoles déjà avant-gardistes pour l’époque.

La reprise fut tout de même difficile, avec un outil de production en piètre état et des stocks de rhums vieux laissés à l’abandon. Il a fallu apprendre le métier mais aussi faire des investissements très importants pour retrouver une qualité satisfaisante. Aujourd’hui, cet objectif est largement dépassé car les rhums Neisson font partie des rhums agricoles les plus célèbres et les plus applaudis du monde.

Le rhum Neisson

La distillerie Neisson fait partie, avec La Favorite, des deux dernières distilleries indépendantes et familiales de Martinique. Elle représente à peine 2% de la production de l’île mais tient une place importante dans le cœur de ses habitants.

Des 20 hectares de canne à l’origine, le domaine s’est progressivement agrandi pour atteindre 49 aujourd’hui (dont 4 hectares en Bio), ce qui rend la distillerie auto-suffisante en matière première.

Le premier rhum Bio est né en 2016 après un début de conversion des terres en 2013, c’est une étape supplémentaire vers une véritable légitimation de la notion de terroir.

Neisson produit exclusivement du rhum agricole (à base de pur jus de canne) et presse son jus grâce à un moulin datant de 1937. La fermentation se fait en cuves d’acier inox et peut durer jusqu’à 5 jours, le maximum autorisé par l’AOC Martinique (120 heures), ce qui est très long par rapport à la plupart de ses confrères. Une campagne de recherche poussée lui permet depuis 2011 de travailler avec ses propres souches de levure, afin de restituer au mieux l’identité de son terroir.

La distillation est assurée par Grégory Vernant-Neisson lui-même, sur la colonne Savalle installée et modifiée par son grand-père. Le rhum qui s’en écoule titre à 73°, il est alors placé en cuves d’acier inox et assemblé avec des distillats des années précédentes afin de garder une cohérence aromatique d’une année à l’autre. Le rhum blanc est lentement aéré et réduit avant d’être embouteillé.

Les rhums vieux ont longtemps été élevés de façon « traditionnelle » en ex-fûts de Bourbon et de Cognac de 180 à 650 Litres. Mais ce parc de fûts est progressivement remplacé par des fûts neufs élaborés spécialement pour Neisson, avec du chêne Français et Américain, ainsi que des grains et des chauffes soigneusement choisis. Le but à terme est d’avoir des fûts uniquement consacrés au rhum.

La gamme des rhums Neisson est vaste, elle s’étend du rhum blanc 52,5% classique et sa version Bio, jusqu’au 21 ans, véritable prouesse technique, en passant par le brut de colonne L’esprit de Neisson (qui existe aussi en Bio), le vieux, le XO, et des millésimes incroyables.

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