La distillerie Longueteau élabore depuis 2014 des sélections parcellaires, c’est à dire des cuvées réalisées à partir d’une sorte de canne cultivée sur une parcelle précise de terrain. Les caractéristiques de chaque parcelle donnent aux cuvées des arômes particuliers.
C’est de la canne rouge qui a été cultivée sur la parcelle n°9. Contrairement à la parcelle n°1, la n°9 est entourée de rivières, et donc très humide. C’est donc un rhum moins puissant, plus souple et subtil qui en est issu.
Ce rhum a été distillé en 2014. C’est donc le tout premier millésime “parcellaire” de chez Longueteau.
La note de dégustation de Laurent
Sa robe est translucide.
Au nez, il nous offre de la canne à sucre mais plus à tendance végétale que fruitée ; une note de foin se fait d’ailleurs remarquer. De discrets arômes floraux et de miel se dégagent également, ainsi qu’une légère acidité.
En bouche, l’alcool est présent (55° tout de même) mais mesuré. Les arômes de « canne végétale » dominent et le rhum n’est pas dénué d’une certaine gourmandise. Longueteau sélection parcellaire n°9 est explosif, avec une belle présence en bouche. La très légère acidité du nez se retrouve également sur le palais.
La finale est raisonnablement longue pour un rhum blanc, même si son intensité diminue assez rapidement. C’est, là-aussi, la canne à sucre qui occupe le devant de la scène.
“Un rhum blanc pur jus de canne, qui m’a fait comprendre que la Guadeloupe n’a rien à envier à la Martinique en ce domaine.”