Compagnie des Indes Jamaïque Multi Distilleries 10 ans Brut de Fût 57,9°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

57.9

Âge

++

Millésime

2008

Packaging

Étui

Genre

Rhum, Rhum de tradition anglaise (Rum), Rhum traditionnel de mélasse

Particularité

Single cask

Profil

Épices douces, Fruits, Pâtissier, Solvant, Végétal

Bouteille :

Rupture définitive

9,89  Échantillon 5 cl :

En stock

Compagnie des Indes Jamaïque Multi Distilleries 10 ans Brut de Fût 57,9° : Description et avis clients

Compagnie des Indes Jamaïque Multi Distilleries 10 ans Brut de Fût est une pure expression de la Jamaïque. Chaque distillerie jamaïcaine propose des rhums extrêmement aromatiques, avec chacune un style bien particulier. Cet assemblage rassemble ainsi plusieurs de ces styles, dans un mariage corsé et funky. Les distilleries représentées ici sont Long Pond, Clarendon, New Yarmouth, et une distillerie dont le nom reste secret.

Ce single cask (fût unique) a vieilli 10 ans et a donc été embouteillé brut de fût, sans réduction ni aucune autre modification. Il a donné naissance à 289 bouteilles seulement.

La note de dégustation de Nico

Au nez, si vous vouliez de la Jamaïque, vous êtes servi. Un épais voile de solvant flotte à la surface du verre, et l’on sent que ça s’agite déjà beaucoup en dessous. Les fruits très mûrs, vifs et capiteux, bondissent en tous sens et ne tardent pas à percer. Voici une salade de fruits très gourmande, pétillante, funky à souhait. L’aération ne dompte pas les ardeurs parfumées du rhum. Ce n’est pas la petite patine d’amande douce qui pourra les freiner.

La bouche est chaude et gourmande, avec une belle concentration de fruits aux sucs épais. Le rhum a quelque chose de collant et résineux, comme une confiture de fruits exotiques encore chaude. On y aurait ajouté quelques épices pour encore plus d’intensité, et on l’aurait fait cuire dans une marmite en cuivre qui aurait laissé une fraîcheur un peu métallique. Comme souvent dans les embouteillages de La Compagnie des Indes, on retrouve un végétal résineux et gourmand, qui colle parfaitement avec les notes pâtissières qui viennent ensuite.

La finale est longue mais pas trop chargée, on y trouve des notes plus délicates de noyau et de pin.

« Un joli travail d’assemblage où l’on a utilisé la puissance aromatique des rhums jamaïcains sans tomber dans la vulgarité… »

Compagnie des Indes

L’histoire de la Compagnie des Indes

La Compagnie des Indes est un embouteilleur indépendant français né en 2014 sous l’impulsion de Florent Beuchet, un jeune bourguignon issu d’une famille gravitant dans le monde du vin, et dont le père est notamment propriétaire d’une distillerie d’absinthe et d’anisé. Après avoir travaillé à New-York en tant que représentant de la marque Banks, Florent est rentré en Europe avec la passion du rhum et le projet de lancer une société de distribution, ce qui sera chose faite avec Diva Spirits.

À son retour en France, et après avoir découvert la variété des rhums grâce à l’assembleur pour qui il avait travaillé, Florent a constaté un certain formatage des rhums de mélasse. Jusqu’alors, ces derniers étaient presque uniquement représentés par la famille des « rones » d’Amérique Latine ou par des rhums artificiels. Selon lui, le potentiel des rhums de mélasse n’était pas exploité car les expressions proposées étaient souvent sucrées et/ou trop réduites.

La volonté de montrer le potentiel et la variété des rhums de mélasse s’est donc imposée, et avec elle, l’imagerie des voyages et des vieux galions. C’est ainsi que La Compagnie des Indes est née, en s’inspirant des Compagnies des Indes Orientales Portugaise, Hollandaise et Française des XVIIème et XVIIIème siècles. Ces compagnies parcouraient le monde pour rapporter des denrées rares afin de les faire découvrir à leurs pays respectifs. Elles étaient aussi les représentantes commerciales de leur pays à l’étranger, ainsi que des sources d’expansion comme en témoigne leur devise : « je fleurirai là où je serai porté ».

La Compagnie des Indes s’emploie donc à montrer toute la diversité du rhum, avec « des rhums qui ont le goût de rhum ». Elle lance d’abord des blends (assemblages) accessibles car plutôt doux, mais bien moins édulcorés que les grands noms de la tradition Espagnole, puis des fûts uniques reflétant au mieux le style de leur origine.

Elle sera notamment l’une des premières à présenter le véritable style jamaïcain (différent du style Appleton plus consensuel) aux Français, puis elle surprendra avec des « rones » puissants et intenses, aux antipodes des habitudes de l’époque.

Les rhums de La Compagnie des Indes

La gamme « de base », c’est-à-dire disponible en permanence, est composée d’assemblages tels que le Caraïbes ou le Latino, qui visent l’équilibre et l’accessibilité, tout en gardant un goût authentique de rhum. Ces assemblages sont un peu sucrés (15 g de sirop de sucre Bio par litre) afin d’être proposés à un large public. Un assemblage de rhums de Jamaïque est quant-à lui sucré à hauteur de 10g/L et introduit un style de rhum plus corsé.

Aucun autre ajout n’est effectué, que ce soit de colorant, de caramel, d’agent de texture ou d’arôme.

Puis viennent les Single Casks (fûts uniques) et les séries spéciales, des bouteilles forcément en éditions limitées. Aucun ajout n’est effectué sur les Single Casks, pas même de sucre, ces rhums sont donc totalement fidèles à leur expression d’origine. La seule opération réalisée par La Compagnie des Indes, en plus de la supervision du vieillissement, est la réduction qui vise à diluer le rhum afin d’abaisser son taux d’alcool.

Certaines cuvées sont embouteillées brut de fût, d’autres avec réduction, et parfois dans les deux versions, ce qui rend les comparatifs particulièrement intéressants.

C’est le cas par exemple de ce millésime 2005 de la distillerie Travellers du Belize, dont la version brut de fût à 66,2° et la version réduite à 43° sont bien différentes.

La pédagogie et la transparence sont également très importantes pour l’embouteilleur qui a compris très tôt que les amateurs avaient besoin d’un maximum de repères pour se diriger dans le vaste univers du rhum. Il a donc été parmi les premiers à indiquer les dates de distillation et d’embouteillage, le pays et la distillerie d’origine de ses rhums.

De plus, dans un souci d’honnêteté, l’âge indiqué est toujours celui du plus jeune rhum lorsqu’il s’agit d’un assemblage, et non du plus vieux comme cela se pratique souvent pour les rhums vieillis en solera par exemple.

Ces Single Casks nous ont permis de découvrir des destinations très peu connues à l’époque, comme l’Indonésie, Sainte-Lucie, ou même la Jamaïque. Ils ont aussi aboli quelques clichés, grâce à la puissance de ce vénézuélien, la richesse de ce panaméen ou la complexité de ce cubain. De grands rhums ont également été sélectionnés, comme ce Hampden de 24 ans d’âge ou ce Caroni 26 ans.

Enfin, un certain goût pour l’expérimentation a été à l’origine de cuvées spéciales comme la série des Boulets de Canon. Ce travail autour des arômes fumés a démarré avec un assemblage de rhums de style anglais affiné dans un fût de whisky de l’île de Skye. Le concept a été poussé un peu plus loin avec des finitions en fût de whisky tourbé de l’île d’Islay, ou encore par une réduction à l’eau infusée de thé fumé.

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