Compagnie des Indes La Barbade 16 ans Distillerie Foursquare 45°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

45

Âge

+++

Millésime

1998

Packaging

Étui

Profil

Bois, Épices douces, Fleurs, Sec, Torréfaction

Genre

Rhum, Rhum de tradition anglaise (Rum), Rhum traditionnel de mélasse

Particularité

Single cask

Bouteille :

Rupture définitive

Échantillon 5 cl :

Rupture définitive

Compagnie des Indes La Barbade 16 ans Distillerie Foursquare 45° : Description et avis clients

Compagnie des Indes La Barbade est un rhum traditionnel millésime single cask, c’est-à-dire provenant d’un fût unique. Sa distillerie d’origine, Foursquare, est située au sud-est de l’île.
Il s’agit d’un millésime 1998 distillé en pot still et en alambic à double colonne. Cette édition limitée à 354 bouteilles seulement a ensuite vieilli en fût de chêne déjà utilisé pour du bourbon. Le rhum est resté à la Barbade jusqu’en 2004 avant d’être importé en France pour rester en fût jusqu’en 2015.

Compagnie des Indes La Barbade est conditionné non filtré, sans ajout de sucre ni de colorant.

La note de dégustation de Nico

Au nez c’est l’orange qui, comme souvent à la Barbade, ouvre le bal des arômes. Cette orange est à la fois confiturée et amère, comme une marmelade anglaise. Elle est accompagnée de noix de coco et d’abricots rôtis, qui amènent un profil très gourmand. Mais pas question de s’endormir dans un confort trop beurré : on pressent une certaine acidité et une belle vivacité. Ce côté sec fait penser au monde du whisky. Le boisé est toasté et il est encore chaud.
Avec l’aération arrive un côté plus exubérant : la banane est là, écrasée sur un pain d’épices fraîchement démoulé. Le boisé est franc, l’orange est toujours dans les parages. Tout cela est équilibré et agréable.

À l’entrée en bouche, la marmelade d’orange apporte de la douceur et de l’amertume. La banane assure le côté gourmand alors que le poivre et un côté floral maintiennent en éveil. L’équilibre, toujours.

La finale est chaleureuse, fondue et boisée.

« Un bel instantané de la Barbade… »

Compagnie des Indes

L’histoire de la Compagnie des Indes

La Compagnie des Indes est un embouteilleur indépendant français né en 2014 sous l’impulsion de Florent Beuchet, un jeune bourguignon issu d’une famille gravitant dans le monde du vin, et dont le père est notamment propriétaire d’une distillerie d’absinthe et d’anisé. Après avoir travaillé à New-York en tant que représentant de la marque Banks, Florent est rentré en Europe avec la passion du rhum et le projet de lancer une société de distribution, ce qui sera chose faite avec Diva Spirits.

À son retour en France, et après avoir découvert la variété des rhums grâce à l’assembleur pour qui il avait travaillé, Florent a constaté un certain formatage des rhums de mélasse. Jusqu’alors, ces derniers étaient presque uniquement représentés par la famille des « rones » d’Amérique Latine ou par des rhums artificiels. Selon lui, le potentiel des rhums de mélasse n’était pas exploité car les expressions proposées étaient souvent sucrées et/ou trop réduites.

La volonté de montrer le potentiel et la variété des rhums de mélasse s’est donc imposée, et avec elle, l’imagerie des voyages et des vieux galions. C’est ainsi que La Compagnie des Indes est née, en s’inspirant des Compagnies des Indes Orientales Portugaise, Hollandaise et Française des XVIIème et XVIIIème siècles. Ces compagnies parcouraient le monde pour rapporter des denrées rares afin de les faire découvrir à leurs pays respectifs. Elles étaient aussi les représentantes commerciales de leur pays à l’étranger, ainsi que des sources d’expansion comme en témoigne leur devise : « je fleurirai là où je serai porté ».

La Compagnie des Indes s’emploie donc à montrer toute la diversité du rhum, avec « des rhums qui ont le goût de rhum ». Elle lance d’abord des blends (assemblages) accessibles car plutôt doux, mais bien moins édulcorés que les grands noms de la tradition Espagnole, puis des fûts uniques reflétant au mieux le style de leur origine.

Elle sera notamment l’une des premières à présenter le véritable style jamaïcain (différent du style Appleton plus consensuel) aux Français, puis elle surprendra avec des « rones » puissants et intenses, aux antipodes des habitudes de l’époque.

Les rhums de La Compagnie des Indes

La gamme « de base », c’est-à-dire disponible en permanence, est composée d’assemblages tels que le Caraïbes ou le Latino, qui visent l’équilibre et l’accessibilité, tout en gardant un goût authentique de rhum. Ces assemblages sont un peu sucrés (15 g de sirop de sucre Bio par litre) afin d’être proposés à un large public. Un assemblage de rhums de Jamaïque est quant-à lui sucré à hauteur de 10g/L et introduit un style de rhum plus corsé.

Aucun autre ajout n’est effectué, que ce soit de colorant, de caramel, d’agent de texture ou d’arôme.

Puis viennent les Single Casks (fûts uniques) et les séries spéciales, des bouteilles forcément en éditions limitées. Aucun ajout n’est effectué sur les Single Casks, pas même de sucre, ces rhums sont donc totalement fidèles à leur expression d’origine. La seule opération réalisée par La Compagnie des Indes, en plus de la supervision du vieillissement, est la réduction qui vise à diluer le rhum afin d’abaisser son taux d’alcool.

Certaines cuvées sont embouteillées brut de fût, d’autres avec réduction, et parfois dans les deux versions, ce qui rend les comparatifs particulièrement intéressants.

C’est le cas par exemple de ce millésime 2005 de la distillerie Travellers du Belize, dont la version brut de fût à 66,2° et la version réduite à 43° sont bien différentes.

La pédagogie et la transparence sont également très importantes pour l’embouteilleur qui a compris très tôt que les amateurs avaient besoin d’un maximum de repères pour se diriger dans le vaste univers du rhum. Il a donc été parmi les premiers à indiquer les dates de distillation et d’embouteillage, le pays et la distillerie d’origine de ses rhums.

De plus, dans un souci d’honnêteté, l’âge indiqué est toujours celui du plus jeune rhum lorsqu’il s’agit d’un assemblage, et non du plus vieux comme cela se pratique souvent pour les rhums vieillis en solera par exemple.

Ces Single Casks nous ont permis de découvrir des destinations très peu connues à l’époque, comme l’Indonésie, Sainte-Lucie, ou même la Jamaïque. Ils ont aussi aboli quelques clichés, grâce à la puissance de ce vénézuélien, la richesse de ce panaméen ou la complexité de ce cubain. De grands rhums ont également été sélectionnés, comme ce Hampden de 24 ans d’âge ou ce Caroni 26 ans.

Enfin, un certain goût pour l’expérimentation a été à l’origine de cuvées spéciales comme la série des Boulets de Canon. Ce travail autour des arômes fumés a démarré avec un assemblage de rhums de style anglais affiné dans un fût de whisky de l’île de Skye. Le concept a été poussé un peu plus loin avec des finitions en fût de whisky tourbé de l’île d’Islay, ou encore par une réduction à l’eau infusée de thé fumé.

Foursquare

L’histoire de Foursquare

Foursquare est une distillerie familiale et indépendante de la Barbade, gérée depuis ses débuts par la famille Seale. Dès 1883, Reginald Leon Seale se forme à l’art de l’assemblage des rhums. Il fonde sa première entreprise, R.L. Seale & co en 1926, pour commercialiser la marque Calypso. À l’époque, à la Barbade, les distilleries avaient l’interdiction de vendre leurs propres rhums. Ceux-ci s’écoulaient alors sur le marché local via des embouteilleurs ou des marques indépendantes. En ce qui concerne l’Europe, ils étaient vendus à des courtiers qui fournissaient des embouteilleurs indépendants, surtout britanniques.

Reginald Clarence prend la suite de son père en 1946, avant de passer la main à son fils David en 1969. Richard Seale, l’illustre propriétaire actuel, entre dans la société en 1992. Ce dernier rachète rapidement les marques Doorly’s et Old Brigand. Ces assemblages de rhums sont produits à la WIRD (West Indies Rum Distillery), car R.L. Seale & Co ne distille pas encore ses propres rhums.

La construction de la distillerie Foursquare commence alors en 1996, sur le site de l’ancienne sucrerie-distillerie du même nom, qui avait fermé ses portes en 1984. Cette jeune distillerie dispose alors d’une configuration très moderne et efficiente.

Les rhums de Foursquare

Foursquare produit des rhums de mélasse. Celle-ci est diluée et mise à fermenter à l’aide de levures importées d’Afrique du Sud, dans des cuves de 400 hectolitres, parmi lesquelles on compte une cuve mère de fermentation. La fermentation se déroule en deux temps : on contrôle d’abord la température de la cuve, avec une partie du moût à distiller. Puis, une fois la température convenable atteinte, on l’élève petit à petit durant une période de 20 heures, tout en ajoutant progressivement le reste de mélasse à fermenter.

La distillation s’effectue à l’aide de deux appareils. Il y a d’un côté une triple colonne Coffey, qui peut selon les besoins fonctionner avec 2 colonnes. Ces colonnes fonctionnent sous vide, elles peuvent donc distiller à basse température et ainsi conserver un maximum d’arômes. La première colonne est constituée de deux parties, en inox et en cuivre. Les deux autres sont en inox, avec des plateaux en cuivre. La dernière colonne (de rectification), comporte 40 plateaux et le distillat obtenu titre à 94 %.

D’autre part, il y a un alambic pot-still avec une petite colonne, 2 retors et 2 condenseurs. Les pièces de cet alambic personnalisé ont été fabriquées en Ecosse, en Italie et à la Barbade. Lors de la distillation, le brouillis sort à 30 % dans le premier retors, puis il est redistillé pour s’écouler à 78-80 %. Les rhums les plus aromatiques sont évidemment produits dans ce pot-still caribéen.

Le vieillissement, élément clé

L’identité des rhums de la distillerie Foursquare réside justement dans l’assemblage de ces deux types de distillats, assemblés avant la mise en fût. La distillerie produit essentiellement des rhums vieux. La quasi-totalité de sa production est enfûtée, après avoir été réduite à 65 %.

Le chai est impressionnant et répond à la demande des multiples marques embouteillés à Foursquare. Parmi elles, Doorly’s, R.L. Seale’s, Sixty Six ou Real Mc Coy, ainsi que les embouteillages portant le nom de la distillerie. On y comptait 14.000 fûts en 2014, un chiffre en constante augmentation (on parle de 40.000 en 2020!).

Le style classique de la maison est obtenu après vieillissement en ancien fût de bourbon. Mais Richard Seale aime expérimenter la double maturation. C’est d’ailleurs un retour aux sources, car avant les années 1950, les rhums étaient surtout vieillis dans des fûts de vins échangés avec le vieux continent. À l’image du Doorly’s XO (fût de bourbon et fût de sherry oloroso), les rhums de la marque Foursquare bénéficient ainsi souvent de doubles maturations, en fût de porto, de sherry ou de madère par exemple.

La série des « exceptional casks », et surtout les bruts de fûts comme le millésime 2005, ont établi une sorte de standard pour la catégorie.

Richard Seale est un fervent défenseur des rhums authentiques, et a trouvé un alter-ego en la personne de Luca Gargano de Velier. Cette amitié a donné lieu à plusieurs collaborations fameuses, comme le Triptych, le Destino, ou encore le Plenipotenziario.

1 avis visiteur(s)

  1. romain

    La description le disait mais il faut le répéter ce rhum appelle à la gourmandise. Addiction immédiate.

    Un nez très gourmand qui évoque des odeurs de pâtisseries et dégage des arômes assez fruités. On retrouve ses sensations en bouche. Des notes chocolatées, briochées apparaissent. Le Barbados 16 ans de la Compagnie des Indes est très fin, il se déguste tel une pâtisserie. Les arômes semblent s'allier naturellement à la perfection. Il est difficile d'en déceler toutes les particularités à la première dégustation. Ce rhum est un monstre, il appelle à la gourmandise. On veut directement s'y attaquer de nouveau pour en déceler les subtilités. A boire avec une pâtisserie ou en substitution d'un dessert. Il va vous rassasier

    Toutefois, le finale manque légèrement de longueur contrairement au Bellevue 16 ans de la Compagnie des indes mais sa finesse est incroyable.

    Ce Rhum est fait pour les amoureux de la pâtisserie et du rhum. J'ai adoré. Merci Rhum attitude de nous faire découvrir ce nectar;

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