Foursquare Spiced Rum 37,5°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

37.5

Âge

non vieilli

Packaging

Sans

Profil

Bois, Complexe, Épices douces, Frais, Fruits, Médicinal, Torréfaction, Végétal

Genre

Rhum, Rhum épicé ou infusé

25,90  Bouteille :

En stock

4,75  Échantillon 5 cl :

En stock

Foursquare Spiced Rum 37,5° : Description et avis clients

Ce rhum épicé réalisé au sein de la distillerie Foursquare est considéré par beaucoup comme un des meilleurs du monde.
Il a la particularité de ne contenir que des épices : contrairement à l’ensemble de ses homologues, aucun sucre n’a été ajouté ! Il se montre ainsi particulièrement sec, et le rhum qui a servi de base est très présent lors de la dégustation.

Vous pouvez boire ce rhum épicé sec ou avec des glaçons, ou l’utiliser pour élaborer de nombreux cocktails. Aux Etats-unis, où il est très populaire, il se boit avec du coca ou du ginger ale.

Foursquare Spiced Rhum a gagné la médaille d’or au Los Angeles Spirits Competition en 2014.

La note de dégustation de Nico

À première vue, le nez est plus fruité qu’épicé. C’est l’orange qui se montre en premier, accompagnée d’un petit bonbon à la vanille et d’une poignée de fruits rouges acidulés. La famille des agrumes est décidément bien représentée, sous forme d’écorces confites et épicées. En effet, il semble que ces écorces ont cuit dans un sirop assaisonné de poivre, de cannelle et de gingembre. Ce sont d’ailleurs ces épices qui s’imposent petit à petit, avec une écorce de bois exotique cette fois.
L’aération confirmera la tendance fruitée de ce rhum spiced, la poignée de fruits rouges a fait des petits, c’est un panier complet qui diffuse ses arômes à présent. Le rhum laisse échapper des notes végétales, voire médicinales, avec de la résine de pin, du miel et des baies. C’est donc un nez léger et frais, loin des spiced baignant dans le sucre.

L’entrée en bouche est très légère et très lisse, ce spiced est un ingrédient qui donnera du goût mais pas forcément de la puissance. C’est une véritable infusion d’épices (poivre et girofle sortent du lot) et d’écorces de bois exotiques. On retrouve aussi la douceur du cacao et du caramel, ainsi qu’un côté végétal qui s’exprime maintenant par du tabac blond. Le gingembre a pris son élan pour exploser avant la finale.

Cette finale se déroule sur l’orange, le caramel et un boisé toasté. Les saveurs qui restent en bouche feraient presque oublier qu’il s’agit d’un rhum épicé.

« Ce rhum est suffisamment complexe pour apporter de la subtilité à un cocktail, mais il pourra aussi convenir à un dégustateur qui aime les rhums parfumés et aromatisés… »

Foursquare

L’histoire de Foursquare

Foursquare est une distillerie familiale et indépendante de la Barbade, gérée depuis ses débuts par la famille Seale. Dès 1883, Reginald Leon Seale se forme à l’art de l’assemblage des rhums. Il fonde sa première entreprise, R.L. Seale & co en 1926, pour commercialiser la marque Calypso. À l’époque, à la Barbade, les distilleries avaient l’interdiction de vendre leurs propres rhums. Ceux-ci s’écoulaient alors sur le marché local via des embouteilleurs ou des marques indépendantes. En ce qui concerne l’Europe, ils étaient vendus à des courtiers qui fournissaient des embouteilleurs indépendants, surtout britanniques.

Reginald Clarence prend la suite de son père en 1946, avant de passer la main à son fils David en 1969. Richard Seale, l’illustre propriétaire actuel, entre dans la société en 1992. Ce dernier rachète rapidement les marques Doorly’s et Old Brigand. Ces assemblages de rhums sont produits à la WIRD (West Indies Rum Distillery), car R.L. Seale & Co ne distille pas encore ses propres rhums.

La construction de la distillerie Foursquare commence alors en 1996, sur le site de l’ancienne sucrerie-distillerie du même nom, qui avait fermé ses portes en 1984. Cette jeune distillerie dispose alors d’une configuration très moderne et efficiente.

Les rhums de Foursquare

Foursquare produit des rhums de mélasse. Celle-ci est diluée et mise à fermenter à l’aide de levures importées d’Afrique du Sud, dans des cuves de 400 hectolitres, parmi lesquelles on compte une cuve mère de fermentation. La fermentation se déroule en deux temps : on contrôle d’abord la température de la cuve, avec une partie du moût à distiller. Puis, une fois la température convenable atteinte, on l’élève petit à petit durant une période de 20 heures, tout en ajoutant progressivement le reste de mélasse à fermenter.

La distillation s’effectue à l’aide de deux appareils. Il y a d’un côté une triple colonne Coffey, qui peut selon les besoins fonctionner avec 2 colonnes. Ces colonnes fonctionnent sous vide, elles peuvent donc distiller à basse température et ainsi conserver un maximum d’arômes. La première colonne est constituée de deux parties, en inox et en cuivre. Les deux autres sont en inox, avec des plateaux en cuivre. La dernière colonne (de rectification), comporte 40 plateaux et le distillat obtenu titre à 94 %.

D’autre part, il y a un alambic pot-still avec une petite colonne, 2 retors et 2 condenseurs. Les pièces de cet alambic personnalisé ont été fabriquées en Ecosse, en Italie et à la Barbade. Lors de la distillation, le brouillis sort à 30 % dans le premier retors, puis il est redistillé pour s’écouler à 78-80 %. Les rhums les plus aromatiques sont évidemment produits dans ce pot-still caribéen.

Le vieillissement, élément clé

L’identité des rhums de la distillerie Foursquare réside justement dans l’assemblage de ces deux types de distillats, assemblés avant la mise en fût. La distillerie produit essentiellement des rhums vieux. La quasi-totalité de sa production est enfûtée, après avoir été réduite à 65 %.

Le chai est impressionnant et répond à la demande des multiples marques embouteillés à Foursquare. Parmi elles, Doorly’s, R.L. Seale’s, Sixty Six ou Real Mc Coy, ainsi que les embouteillages portant le nom de la distillerie. On y comptait 14.000 fûts en 2014, un chiffre en constante augmentation (on parle de 40.000 en 2020!).

Le style classique de la maison est obtenu après vieillissement en ancien fût de bourbon. Mais Richard Seale aime expérimenter la double maturation. C’est d’ailleurs un retour aux sources, car avant les années 1950, les rhums étaient surtout vieillis dans des fûts de vins échangés avec le vieux continent. À l’image du Doorly’s XO (fût de bourbon et fût de sherry oloroso), les rhums de la marque Foursquare bénéficient ainsi souvent de doubles maturations, en fût de porto, de sherry ou de madère par exemple.

La série des « exceptional casks », et surtout les bruts de fûts comme le millésime 2005, ont établi une sorte de standard pour la catégorie.

Richard Seale est un fervent défenseur des rhums authentiques, et a trouvé un alter-ego en la personne de Luca Gargano de Velier. Cette amitié a donné lieu à plusieurs collaborations fameuses, comme le Triptych, le Destino, ou encore le Plenipotenziario.

1 avis visiteur(s)

  1. romain

    Couleur dorée

    Nez : On est sur des épices douces. Nez assez discret. une légère note fumé (type BBQ) qui est bien intégré. On retrouve un arôme de vanille aussi.

    Bouche grasse. Ce spicy est assez léger. une intensité aromatique entre faible et moyenne. On ressent des notes de canelle, de vanille. Ce qui frappe c'est son léger coté iodé. C'est assez étrange dans un spicy surtout que ça semble un peu cassé l'intensité du bouquet.

    Finale assez courte sur la vanille et les épices.

    Pas le meilleur des spicys mais il est agréable en bouche et pas trop cher.

    3/5 dans la catégorie des spicys

Add a review

Laissez un avis visiteur

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Si vous aimez, nous vous recommandons :