JM Millésime 2006 Brut de fût 10 ans d’âge 43,4°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

43.4

Âge

++

Millésime

2006

Packaging

Étui

Genre

Rhum, Rhum pur jus de canne, Rhum AOC Martinique

Particularité

Brut de fût

Profil

Bois, Épices douces, Fruits, Sec, Torréfaction, Végétal

Bouteille :

Rupture définitive

11,40  Échantillon 5 cl :

En stock

JM Millésime 2006 Brut de fût 10 ans d’âge 43,4° : Description et avis clients

JM Millésime 2006 a vieilli plus de 11 ans dans les chais de la distillerie de Fonds Préville, sur la commune de Macouba, au Nord de la Martinique. La distillerie tire sa richesse des terres volcaniques fertiles de la montagne Pelée aux pieds de laquelle elle est située.

Ce pur jus de canne a vieilli en fûts de chêne ex-bourbon. Il a finalement été conditionné brut de fût, sans réduction de son titrage.

La note de dégustation de Nico

Le nez s’ouvre sur un boisé chargé de tabac et d’épices. C’est profond et sérieux, sombre et élégant, avec une boite à cigare et des fruits à coque voluptueux. Soudain, le rhum change de cap, avec une transition instantanée, vraiment en direct sous notre nez. Les fruits passés font une apparition sauvage, on devine des mangues très mûres, de la papaye, et presque du jacquier.

Le temps calme les ardeurs de la horde fruitée, on retrouve un verger ensoleillé où planent quelques épices. Les tanins du chêne s’étalent et se fondent, mais la canne leur permet de garder de la tenue, le rhum reste alors vivant et complexe.

En bouche, l’attaque est épicée et boisée, un peu astringente et sèche comme pour tout bon agricole. Les fruits sont beaucoup moins énergiques qu’au nez, ce sont des fruits séchés et fondus qui se mêlent aux tanins dans une jolie texture avec de la matière et de la mâche. La canne apparaît par le biais d’une certaine fraîcheur végétale, et par une épice qui sort du lot : le poivre doux.

La finale est fondue, fruitée, avec une fraîcheur légèrement épicée.

« L’irruption soudaine de fruits plus que mûrs vient mettre un coup de pied dans la fourmilière et apporte une animation tout à fait bienvenue… »

On note une différence assez marquée avec le millésime précédent qui était beaucoup plus mesuré et qui se déployait avec maestria. Ici, il y a un grain de folie qui amène un certain désordre, pour une dégustation plus en reliefs.

JM

L’histoire du Rhum JM

La distillerie de Fonds-Préville, berceau du Rhum JM, est une des plus belles du monde. Depuis le début du XVIII, son habitation se niche au nord de la Martinique, au pied de la Montagne Pelée, entre les rivières Roches et Macouba. Il n’y a pas toujours eu une distillerie à cet endroit. Au départ, l’habitation Macouba était simplement un domaine sucrier. Cette habitation a pris le nom de Fonds-Préville en 1790, lorsque les Préville en ont fait l’acquisition.

L’année 1845 a vu arriver les premiers alambics sur l’habitation, sous l’impulsion de Jean-Marie Martin. C’est ce dernier qui a apposé ses initiales sur les fûts sortant de la distillerie. Ils se démarquaient alors sur le marché de Saint-Pierre, donnant ainsi naissance à la marque J.M.

Le domaine a été vendu aux enchères en 1916 à la famille Crassous de Médeuil, déjà propriétaire de l’habitation Bellevue voisine. Déjà à cette époque, la distillerie produisait uniquement du rhum agricole. En 1930, les deux habitations opèrent en commun et des améliorations y sont apportées. Le Rhum JM commence à prendre du poids.

René Crassous de Médeuil dirigera l’entreprise jusqu’en 1977, année de sa disparition. Il aura été le premier à s’essayer à des vieillissements de rhums de plus de 10 ans. À sa mort, c’est son neveu qui reprend les rennes et qui apporte une nouvelle fois quelques modernisations.

Le Rhum JM d’aujourd’hui

Le design que l’on connaît aujourd’hui apparaît en 1984. Les bouteilles et étiquettes ont été imaginées par la mère du propriétaire de l’époque. Puis les années 1990 sont encore une fois une période de modernisation pour la distillerie.

De nouveaux moulins électriques brésiliens sont installés en 1993, suivis d’un nouveau chai de vieillissement en 1996. Lors des deux années suivantes, ce sont deux nouvelles colonnes créoles qui sont mises en place, ainsi que de nouvelles cuves de fermentation en inox. Afin d’essayer de lutter contre la part des anges très importantes en Martinique, une partie du chai est réfrigérée en 1999, mais l’expérience a été abandonnée par la suite.

Le Groupe Bernard Hayot acquiert les Rhums JM en 2002 et engage à nouveau une rénovation complète du site en 2013, ainsi qu’une modification des étiquettes.

La production du Rhum JM

Sur un domaine de 400 hectares, 150 sont dédiés à la canne à sucre. 100 hectares sont en culture aujourd’hui, car on y opère une rotation afin que les sols se régénèrent. La distillerie est autonome en canne à sucre grâce à ce large domaine. On y cultive des variétés de canne paille, canne bleue, canne roseau et canne rouge.

La récolte est mécanisée et commence tardivement, vers mi-mars. C’est un des avantages de l’autonomie : lorsque l’on dispose de ses propres engins, on peut choisir le moment optimal de la récolte. Celle-ci se termine au plus tard à la fin juin.

Le jus de canne est très rapidement conduit à la distillerie, où il est mis en fermentation durant 36 à 48 heures. Il est distillé dans deux colonnes créoles, d’où il s’écoule en moyenne à 72 % d'alcool.

Le rhum blanc repose en cuve inox durant au moins 6 mois (le minimum prévu par l’AOC Martinique est de 6 semaines). Il est réduit progressivement avec une eau de source qui vient de la Montagne Pelée.

Une grande partie de la production est destinée au vieillissement, et 600 fûts sont remplis chaque année. La distillerie dispose aujourd’hui d’environ 3500 fûts en vieillissement, et fait exceptionnel, dispose de sa propre tonnellerie.

L’évaporation (la part des ange) est très importante en Martinique, soit environ 8 %. Pour y remédier en partie, on pratique l’ouillage qui consiste à refaire les niveaux des fûts avec des eaux-de-vie du même âge. En effet, plus un fût est vide, plus les anges auront tendance à être gourmands.

La gamme des Rhums JM

Les rhums JM se retrouvent bien entendu en rhum blanc, mais aussi en ambré et en vieux. Au delà de la gamme classique des VO, VSOP, et XO, on trouve aussi des rhums millésimés de 10 et 15 ans. Quelques éditions exceptionnelles sont également disponibles, comme la cuvée 1845 ou la carafe qui assemble les meilleurs millésimes de la distillerie.

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