JM VSOP 43°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

43

Âge

+

Packaging

Étui

Profil

Bois, Épices douces, Fruits, Sec, Torréfaction

Genre

Rhum, Rhum pur jus de canne, Rhum AOC Martinique

45,90  Bouteille :

Rupture temporaire

6,18  Échantillon 5 cl :

En stock

JM VSOP 43° : Description et avis clients

Le rhum vieux JM VSOP a été obtenu après un vieillissement de trois ans dans des fûts de chêne autrefois utilisés pour le bourbon. Il a ensuite bénéficié d’un affinage dans des tonneaux de chêne américain neufs légèrement brûlés.

JM VSOP tire également ses arômes de l’eau de source pure puisée sur les terres volcaniques de l’Habitation Bellevue. Il se déguste sec ou en ti-punch.

La note de dégustation de Laurent

Sa robe est d’un ambre léger.

Au nez, ce VSOP est bien équilibré, les notes de vesou et de fût se complètent. Nous avons un beau mélange d’arômes de bois, de vanille, de fruits (pomme et poire), de tabac et plus discrètement de café et de cannelle. L’alcool est très discret.

En bouche, les fruits sont moins présents et c’est ici le boisé qui domine avec ses notes grillées et de tabac. Le café se taille également une bonne place aux côtés des épices.

La finale est longue et reste puissante un bon moment avant de progressivement perdre en intensité. Après une agréable note poivrée en fin de bouche, c’est ce fût sec, allié au tabac, qui mène le jeu jusqu’à devenir légèrement tannique. Après un bon moment des notes de sucre roux apparaissent.

JM

L’histoire du Rhum JM

La distillerie de Fonds-Préville, berceau du Rhum JM, est une des plus belles du monde. Depuis le début du XVIII, son habitation se niche au nord de la Martinique, au pied de la Montagne Pelée, entre les rivières Roches et Macouba. Il n’y a pas toujours eu une distillerie à cet endroit. Au départ, l’habitation Macouba était simplement un domaine sucrier. Cette habitation a pris le nom de Fonds-Préville en 1790, lorsque les Préville en ont fait l’acquisition.

L’année 1845 a vu arriver les premiers alambics sur l’habitation, sous l’impulsion de Jean-Marie Martin. C’est ce dernier qui a apposé ses initiales sur les fûts sortant de la distillerie. Ils se démarquaient alors sur le marché de Saint-Pierre, donnant ainsi naissance à la marque J.M.

Le domaine a été vendu aux enchères en 1916 à la famille Crassous de Médeuil, déjà propriétaire de l’habitation Bellevue voisine. Déjà à cette époque, la distillerie produisait uniquement du rhum agricole. En 1930, les deux habitations opèrent en commun et des améliorations y sont apportées. Le Rhum JM commence à prendre du poids.

René Crassous de Médeuil dirigera l’entreprise jusqu’en 1977, année de sa disparition. Il aura été le premier à s’essayer à des vieillissements de rhums de plus de 10 ans. À sa mort, c’est son neveu qui reprend les rennes et qui apporte une nouvelle fois quelques modernisations.

Le Rhum JM d’aujourd’hui

Le design que l’on connaît aujourd’hui apparaît en 1984. Les bouteilles et étiquettes ont été imaginées par la mère du propriétaire de l’époque. Puis les années 1990 sont encore une fois une période de modernisation pour la distillerie.

De nouveaux moulins électriques brésiliens sont installés en 1993, suivis d’un nouveau chai de vieillissement en 1996. Lors des deux années suivantes, ce sont deux nouvelles colonnes créoles qui sont mises en place, ainsi que de nouvelles cuves de fermentation en inox. Afin d’essayer de lutter contre la part des anges très importantes en Martinique, une partie du chai est réfrigérée en 1999, mais l’expérience a été abandonnée par la suite.

Le Groupe Bernard Hayot acquiert les Rhums JM en 2002 et engage à nouveau une rénovation complète du site en 2013, ainsi qu’une modification des étiquettes.

La production du Rhum JM

Sur un domaine de 400 hectares, 150 sont dédiés à la canne à sucre. 100 hectares sont en culture aujourd’hui, car on y opère une rotation afin que les sols se régénèrent. La distillerie est autonome en canne à sucre grâce à ce large domaine. On y cultive des variétés de canne paille, canne bleue, canne roseau et canne rouge.

La récolte est mécanisée et commence tardivement, vers mi-mars. C’est un des avantages de l’autonomie : lorsque l’on dispose de ses propres engins, on peut choisir le moment optimal de la récolte. Celle-ci se termine au plus tard à la fin juin.

Le jus de canne est très rapidement conduit à la distillerie, où il est mis en fermentation durant 36 à 48 heures. Il est distillé dans deux colonnes créoles, d’où il s’écoule en moyenne à 72 % d'alcool.

Le rhum blanc repose en cuve inox durant au moins 6 mois (le minimum prévu par l’AOC Martinique est de 6 semaines). Il est réduit progressivement avec une eau de source qui vient de la Montagne Pelée.

Une grande partie de la production est destinée au vieillissement, et 600 fûts sont remplis chaque année. La distillerie dispose aujourd’hui d’environ 3500 fûts en vieillissement, et fait exceptionnel, dispose de sa propre tonnellerie.

L’évaporation (la part des ange) est très importante en Martinique, soit environ 8 %. Pour y remédier en partie, on pratique l’ouillage qui consiste à refaire les niveaux des fûts avec des eaux-de-vie du même âge. En effet, plus un fût est vide, plus les anges auront tendance à être gourmands.

La gamme des Rhums JM

Les rhums JM se retrouvent bien entendu en rhum blanc, mais aussi en ambré et en vieux. Au delà de la gamme classique des VO, VSOP, et XO, on trouve aussi des rhums millésimés de 10 et 15 ans. Quelques éditions exceptionnelles sont également disponibles, comme la cuvée 1845 ou la carafe qui assemble les meilleurs millésimes de la distillerie.

1 avis visiteur(s)

  1. Louison

    Un bon rhum agricole, on sent la canne. C'est une bonne référence de la maison J.M.

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