Karukera L’intense Batch 2 63,8°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

63.8

Âge

non vieilli

Millésime

2016

Packaging

Étui

Genre

Rhum, Rhum agricole (pur jus de canne), Rhum blanc

Particularité

Brut de fût

Profil

Épices fortes, Fleurs, Frais, Fruits, Minéral, Végétal

58.90  Bouteille :

En stock

7.11  Échantillon 5 cl :

En stock

Dans la continuité du premier batch issu de la récolte 2015 et embouteillé en 2016, ce second millésime 2016 a été mis en bouteille en 2017 à un degré qui lui permet de soutenir son intensité aromatique. La réduction, le brassage et l’aération se font lentement, pendant presque une année.

C’est bien sûr la canne bleue qui est à l’origine de ce rhum, cette variété non hybride au rendement plus faible mais qui donne un rhum agricole aux arômes inimitables de canne fraîche.

La note de dégustation de Nico

Le nez nous présente un rhum authentique, de terroir et de caractère. La bagasse et la terre impressionnent autant qu’elles font rêver, tant elles nous emmènent au milieu des champs de canne, sans fard, et machette à la main. D’un coup de lame, le roseau de miel se fend et éclabousse un jus poivré, frais et sucré, fruit de la terre, de l’eau et du soleil. On y retrouve quelque chose de minéral, mais aussi de très fleuri. Et puis sans que l’on s’en rende compte, voici une canne généreuse qui déverse son jus doux et parfumé. Oubliés les travaux des champs, nous voici dans une traversée onirique d’un flot douillet et gracieux, fleur de canne à la bouche.

Un peu d’aération, et nous retournons sur la terre ferme. Nous voici maintenant dans la peau du coupeur qui a gardé un morceau de canne pour le mâchonner, comme une friandise tropicale. La fibre végétale est broyée jusqu’à épuisement, son cœur sucré ressemble à un sirop. Le nez arrive à un équilibre réjouissant avec un peu de temps, entre sec et moelleux, poivré et suave, un très bel instantané.

L’entrée en bouche est soyeuse et chaleureuse, et en définitive assez surprenante au vu du degré annoncé. La canne est veloutée et fleurie, puis se fait de plus en plus épicée à mesure que la chaleur monte. Arrivé à son zénith, le rhum est étincelant et plutôt aiguisé, une sensation cuivrée essuie les papilles et remet le palais à zéro. La descente se fait sur un versant plus intime, sur des notes de fermentation moins gracieuses mais attachantes et authentiques.

La finale est végétale, sur la bagasse et la paille, avec une petite amertume de zeste de citron vert et un léger souffle mentholé.

 

« Une très belle expérience de rhum blanc. Sans nul doute dédié à la dégustation, il n’en fera pas moins un superbe ti’punch… »

Alors que la première version de l’Intense proposait un très beau nez mettant en valeur une canne admirable mais plutôt simple, ce batch 2 semble davantage complexe et proche du terroir.

Karukera

L’histoire du rhum Karukera est liée à celle des rhums Longueteau. Lorsqu’en 2005, François Longueteau reprend le domaine agricole du Marquisat de Sainte Marie et sa distillerie « Esperance », Grégoire Hayot (qui travaillait jusqu’alors chez Damoiseau), s’associe avec lui pour créer une entité destinée à mettre en valeur le rhum de la distillerie par le vieillissement. Karukera est le premier nom de la Guadeloupe, donné par les Indiens Caraïbe avant l’arrivée de Christophe Colomb.

Le Marquisat de Sainte Marie est un domaine indépendant qui cultive les cannes bleues et rouges. Fait rare dans le domaine du rhum aux Antilles, François Longueteau est propriétaire de ses machines agricoles, ce qui lui permet de faire la récolte de ses parcelles au meilleur moment, lorsqu’il estime que les cannes sont à pleine maturité.

La fermentation du vesou est artisanale (pas acidification du jus, pas de contrôle température, le plus spontanément possible) et s’étend sur 48 heures. Le rhum est distillé sur une colonne Savalle de 28 plateaux d’où il s’écoule à 70-80%. Ce rhum est livré brut de colonne à Karukera, où il est reposé et brassé. Ce mode de fonctionnement ressemble à celui de la distillerie du Simon en Martinique qui fournit les marques HSE et Clément.

Le vieillissement se fait principalement en ex-fûts de cognac avec un rhum réduit entre 52 et 62%.

Les premières mises en vieillissement ont eu lieu en 2006, et un chai digne de ce nom est bâti en 2007. Il comprend un espace de vieillissement, un atelier d’affinage des rhums blancs, un atelier d’embouteillage et une boutique commune avec les rhums Longueteau.

En attendant les premiers rhums vieux agricoles, Karukera a proposé un rhum blanc canne bleue, mais aussi des assemblages de rhums de pur jus et de rhums de mélasse provenant de la distillerie de Montebello.  La toute jeune marque a même affiné des vieux rhums agricoles de Martinique de La Favorite, des millésimes qu'elle a retravaillés en fûts de Sauternes et de Cognac. Forte de cette expérience de vieillissement, et juste avant de sortir ses premiers rhums vieux « maison » en 2011, elle a élaboré la fameuse cuvée Christophe Colomb à partir de rhums de Martinique.

Aujourd’hui, Karukera offre des rhums vieux de très grande qualité, comme ce millésime 2008, un rhum vieux agricole qui a beaucoup fait parler de lui. Mais elle se distingue aussi avec une démonstration de savoir-faire dans le domaine des rhums blancs, grâce aux éditions spéciales « L’intense ».

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