Longueteau Blanc 62°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

62

Âge

non vieilli

Packaging

Sans

Profil

Fleurs, Frais, Sec, Végétal

Genre

Rhum, Rhum pur jus de canne, Rhum blanc

Nos coups de cœur

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Longueteau Blanc 62° : Description et avis clients

Provenant d’une des plus belles distilleries des Antilles, bordée de cocotiers, ce rhum blanc de pur jus de canne provient exclusivement des cannes bleues et rouges du domaine. Fermenté de manière naturelle, sans ajouts, le vesou est distillé sur une colonne Savalle traditionnelle puis mis en bouteille à la propriété.

Ne vous fiez pas à son degré d’alcool élevé (62°), ce rhum est une brute au cœur tendre. Fierté de la distillerie Longueteau, très prisé des amateurs locaux, il se rapproche du rhum qui coule à la sortie de la colonne de distillation. Sa légère réduction à l’aide de l’eau de source du volcan de la Soufrière en fait un nectar à déguster givré, à température ambiante pour les plus téméraires, et bien entendu en Ti’punch.

Depuis plusieurs années, les jurés des concours reconnaissent ses qualités exceptionnelles et lui délivrent régulièrement des récompenses.

La note de dégustation de Laurent

Sa robe est translucide.

Au nez, la canne à sucre est bien présente. Des notes végétales et légèrement terreuses complimentent la canne fraîche. De discrètes touches florales sont un peu en retrait. L’alcool se fait sentir.

En bouche, la canne à sucre domine très nettement. L’alcool est marqué et chauffe bien la bouche ; heureusement, une certaine douceur vient contrebalancer cette puissance. Le côté végétal est présent au second plan.

La finale est longue, sur la canne. Les notes florales et terreuses reviennent.

Longueteau

L’histoire du rhum Longueteau

La distillerie Espérance, berceau des rhums Longueteau, est la plus petite distillerie guadeloupéenne. Elle se situe sur Basse-Terre, au pied de la Soufrière.

Son histoire débute à la fin du XIXème siècle, alors qu’un certain Marquis de Sainte Marie produit de la canne et du sucre sur son domaine de Guadeloupe. En 1895, en pleine crise sucrière, l’entreprise va mal et le marquis se montre mauvais gestionnaire. Il se retrouve contraint de se séparer de son exploitation.

Louis-Philippe Henry Longueteau, propriétaire d’une sucrerie voisine, se porte acquéreur et construit la distillerie Espérance à la place de la sucrerie. Sur le domaine du Marquisat de Sainte-Marie, on produit désormais du rhum agricole, alors plus intéressant et rentable que le sucre. Les murs qui ont été édifiés à cette époque sont toujours ceux de la distillerie d’aujourd’hui.

En 1927, Henri Longueteau fils prend la suite, et entame une modernisation de l’ensemble. Il remplace notamment l’ancienne roue à aubes par une machine à vapeur alimentée par la bagasse.

Les débuts de François Longueteau père

Paul-Henri Longueteau reprend l’affaire familiale en 1968. Son fils François, le propriétaire actuel, commence à travailler avec lui à partir de 1979. Il occupe tous les postes et se forme à tous les métiers, de la canne à l’embouteillage.

La récolte de la canne est mécanisée à partir de 1980, et l’on songe alors à améliorer les rendements dans les champs. En 1981, la seule canne plantée sur le domaine est la canne bleue. En effet, l’ancienne variété de canne (la BH) n’était pas adaptée aux nouvelles ambitions de la distillerie.

François Longueteau, qui connaît le domaine comme sa poche, prend la suite de son père en 2005. Il entreprend de dédier l’ensemble des parcelles cultivées à la canne à sucre (bleue et rouge). Les 70 hectares étaient en majorité occupés par des plantations de banane avant cela.

Il sera rejoint par ses fils, Nicolas et François. Aujourd’hui, ces derniers s’occupent respectivement des rhums blancs et des rhums vieux. La distillerie demeure toujours familiale et indépendante.

La production du rhum Longueteau

Longueteau et son Marquisat de Sainte-Marie est un des rares domaines à être 100 % autonome en canne, et surtout en machines. Cela revêt une importance capitale, car François Longueteau récolte quand il le désire, au moment où la canne est à son meilleur potentiel.

L’exploitation agricole compte 12 parcelles, 9 sont plantées de canne rouge, et 3 de canne bleue. La canne bleue (B.69-566) a l’avantage d’être très parfumée, résistante notamment aux vents, et se révèle être un répulsif efficace contre les nuisibles que sont les rats ou les iguanes. En revanche, elle est dure et endommage à long terme les moulins utilisés pour le broyage.

La canne rouge, quant-à elle, fournit davantage de sucre et permet de réaliser des rhums plus souples. Elle a néanmoins l’inconvénient d’être fragile.

François Longueteau, aussi bien agriculteur que distillateur, a très tôt observé les effets des parcelles et des variétés de canne. Ces observations ont été partagées avec les amateurs avec une série de rhums parcellaires dès 2015. L’expérience est reconduite chaque année, ce qui permet également d’apprécier les différences d’une année à l’autre.

La canne est depuis longtemps, et autant que possible, cultivée selon les principes d’une agriculture raisonnée. Longueteau travaille aujourd’hui sur le bio (la parcelle 11 répond à ses standards mais n’est pas encore certifiée. À terme, l’intégralité du domaine a vocation à être certifié Bio.

Les rhums Longueteau bénéficient d’une IGP Guadeloupe, avec un cahier des charges garantissant un haut standard de qualité.

Longueteau côté technique

Au moment du pressage de la canne, celle-ci est imbibée avec de l’eau du volcan de la soufrière, afin d’en extraire un maximum de jus. Le vesou est placé dans des cuves de fermentation de 170 hectolitres, en présence de levain. Cette fermentation se déroule sur 48 heures, sans acidification du moût.

La distillation s’effectue sur une colonne Savalle en cuivre et en inox, équipée de 28 plateaux. Le rhum qui s’en écoule titre en 70 et 80 % d’alcool.

Les rhums Longueteau ont pendant longtemps été, et sont toujours, connus pour leurs expressions non-vieillies. Ainsi, le Longueteau 50 % (composé de 65 % de canne rouge et de 35 % de canne bleue) représente une référence. Le 62 % est tout simplement reconnu comme l’un des meilleurs rhums blancs du monde.

Les sélections parcellaires ont connu un immense succès dès la première édition, issue d’une récolte de 2014. C’est aussi le cas du Genesis, un des premiers bruts de colonne de Guadeloupe.

Les rhums vieux VS, VSOP et XO sont des raretés aujourd’hui très prisées, et une nouvelle gamme Harmonie a vu le jour. Les rhums Prélude, Symphonie et Concerto ont fait une entrée retentissante, avec une philosophie axée sur l’assemblage, et non pas sur une mention d’âge.

La légendaire cuvée des 120 ans, regroupant les meilleurs millésimes de la maison, constitue quant-à elle le joyau des plus belles collections de rhum.

1 avis visiteur(s)

  1. romain

    Un nez intéressant sans être extraordinaire. La canne est belle mais manque d'intensité pour être grandiose.

    En bouche, la canne n'est pas très intense. Il y a quelque chose de très intéressant dans ce rhum. En effet, il y a une légère sucrosité qui arrondit la bouche. On n'est pas dans un rhum Legendario mais je trouve c'est petit coté sucré, cette douceur très intéressante.

    Après dégustation, j'ai découvert le degré d'alcool. 62% !!!!! c'est bluffant car en bouche, je serai parti sur un rhum à 40%. Excellent travail de la part de Longueteau. Bel équilibre. Dommage qu'il n'y a pas une plus grande intensité sinon on aurait été devant un rhum blanc exceptionnel.

    Une finale assez courte.

    C'est un rhum qui peut rentrer dans la préparation d'un cocktail avec son coté légèrement sucré. Je pense qu'il pourrait être intéressant en rhum arrangé ou punch.

    4-4.25/5

    Excellent Rapport qualité-prix

    Dans mon top 5 en rhum blanc pur jus de canne

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