Longueteau Concerto Brut de fût 49,8°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

49.8

Âge

++

Packaging

Étui

Genre

Rhum, Rhum pur jus de canne

Particularité

Brut de fût

Profil

Bois, Complexe, Épices douces, Épices fortes, Fruits, Sec, Torréfaction

88.90  Bouteille :

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9.25  Échantillon 5 cl :

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Longueteau Concerto Brut de fût 49,8° : Description et avis clients

Longueteau Concerto est le résultat d’un assemblage entre des rhums élevés en fûts de cognac et des rhums élevés en fûts de chêne neuf.

Il a été mis en bouteille sans réduction de son titrage. C’est un brut de fût.

La note de dégustation de Nico

Le premier nez est puissant. Il montre un boisé imposant entouré d’une poussière d’épices fortes. D’un aspect fortement toasté et un peu dur, il est comme une boîte à cigares très corsés. Si ce premier nez se montre assez tranchant, il sait aussi se faire brillant. Le soleil se lève doucement, il est encore froid mais on sent que la journée s’annonce torride. Les premiers éclats de miel sont lumineux et réveillent des écorces d’arbres épicées à la cannelle et la fève tonka. Le vent a tourné et l’on sent une rivière d’orange sanguine, de fruits rouges en sirop et de cerise amarena. Le jour s’est levé sur le boisé qui devient plus tendre et plus simple, comme un tabac vanillé.

Avec l’aération, le bois est à la fois plus épais et plus fondu, mais toujours très épicé. Il est profond et présent, très présent, mais joliment ciré au miel et aux épices. La canne n’est pas en reste, elle est traitée avec originalité, comme si elle-même avait séjourné en fût. Le rhum est bien plus apaisé qu’au début, la canne est habillée d’un joli poivre et d’agrumes tout juste amers.

En bouche, le bois est maintenant tout à fait détendu. Beaucoup plus simple qu’au nez, il montre un caractère plus magnanime. Toujours toasté, il est cependant un peu moelleux et finement épicé (tonka, cannelle, muscade, poivre). La texture est proche de celle d’une pâte de fruits à coque. La canne a sombré dans cette fondue de bois et de tanins qui penche maintenant sur les fruits séchés comme l’abricot sec, le pruneau, les dattes, les figues, ou encore le zeste d’orange.

Le rhum continue d’évoluer lors d’une finale où le fruité gagne encore du terrain. Le pruneau est parfumé de réglisse avant d’être imbibé d’eau-de-vie, ce qui confère une belle subtilité à l’ensemble.

« Voici un assemblage complexe, un rhum profond et sophistiqué qui marque le début d’une nouvelle époque pour Longueteau… »

On a comparé les 3 rhums de la gamme Longueteau “Harmonie”

La gamme Harmonie est une montée en maturité et en complexité.

Le Prélude introduit le nouveau style de boisé de la maison, encore un peu jeune, plutôt sur le chêne neuf, et marqué par le rhum blanc.

Le Symphonie révèle un boisé déjà bien mature et un rhum qui commence à prendre de l’âge sans oublier la fraîcheur de la canne.

Le Concerto est de loin le plus abouti des trois, avec un boisé travaillé et des notes fondues et une texture généreuse.

Longueteau

L’histoire du rhum Longueteau

La distillerie Espérance, berceau des rhums Longueteau, est la plus petite distillerie guadeloupéenne. Elle se situe sur Basse-Terre, au pied de la Soufrière.

Son histoire débute à la fin du XIXème siècle, alors qu’un certain Marquis de Sainte Marie produit de la canne et du sucre sur son domaine de Guadeloupe. En 1895, en pleine crise sucrière, l’entreprise va mal et le marquis se montre mauvais gestionnaire. Il se retrouve contraint de se séparer de son exploitation.

Louis-Philippe Henry Longueteau, propriétaire d’une sucrerie voisine, se porte acquéreur et construit la distillerie Espérance à la place de la sucrerie. Sur le domaine du Marquisat de Sainte-Marie, on produit désormais du rhum agricole, alors plus intéressant et rentable que le sucre. Les murs qui ont été édifiés à cette époque sont toujours ceux de la distillerie d’aujourd’hui.

En 1927, Henri Longueteau fils prend la suite, et entame une modernisation de l’ensemble. Il remplace notamment l’ancienne roue à aubes par une machine à vapeur alimentée par la bagasse.

Les débuts de François Longueteau père

Paul-Henri Longueteau reprend l’affaire familiale en 1968. Son fils François, le propriétaire actuel, commence à travailler avec lui à partir de 1979. Il occupe tous les postes et se forme à tous les métiers, de la canne à l’embouteillage.

La récolte de la canne est mécanisée à partir de 1980, et l’on songe alors à améliorer les rendements dans les champs. En 1981, la seule canne plantée sur le domaine est la canne bleue. En effet, l’ancienne variété de canne (la BH) n’était pas adaptée aux nouvelles ambitions de la distillerie.

François Longueteau, qui connaît le domaine comme sa poche, prend la suite de son père en 2005. Il entreprend de dédier l’ensemble des parcelles cultivées à la canne à sucre (bleue et rouge). Les 70 hectares étaient en majorité occupés par des plantations de banane avant cela.

Il sera rejoint par ses fils, Nicolas et François. Aujourd’hui, ces derniers s’occupent respectivement des rhums blancs et des rhums vieux. La distillerie demeure toujours familiale et indépendante.

La production du rhum Longueteau

Longueteau et son Marquisat de Sainte-Marie est un des rares domaines à être 100 % autonome en canne, et surtout en machines. Cela revêt une importance capitale, car François Longueteau récolte quand il le désire, au moment où la canne est à son meilleur potentiel.

L’exploitation agricole compte 12 parcelles, 9 sont plantées de canne rouge, et 3 de canne bleue. La canne bleue (B.69-566) a l’avantage d’être très parfumée, résistante notamment aux vents, et se révèle être un répulsif efficace contre les nuisibles que sont les rats ou les iguanes. En revanche, elle est dure et endommage à long terme les moulins utilisés pour le broyage.

La canne rouge, quant-à elle, fournit davantage de sucre et permet de réaliser des rhums plus souples. Elle a néanmoins l’inconvénient d’être fragile.

François Longueteau, aussi bien agriculteur que distillateur, a très tôt observé les effets des parcelles et des variétés de canne. Ces observations ont été partagées avec les amateurs avec une série de rhums parcellaires dès 2015. L’expérience est reconduite chaque année, ce qui permet également d’apprécier les différences d’une année à l’autre.

La canne est depuis longtemps, et autant que possible, cultivée selon les principes d’une agriculture raisonnée. Longueteau travaille aujourd’hui sur le bio (la parcelle 11 répond à ses standards mais n’est pas encore certifiée. À terme, l’intégralité du domaine a vocation à être certifié Bio.

Les rhums Longueteau bénéficient d’une IGP Guadeloupe, avec un cahier des charges garantissant un haut standard de qualité.

Longueteau côté technique

Au moment du pressage de la canne, celle-ci est imbibée avec de l’eau du volcan de la soufrière, afin d’en extraire un maximum de jus. Le vesou est placé dans des cuves de fermentation de 170 hectolitres, en présence de levain. Cette fermentation se déroule sur 48 heures, sans acidification du moût.

La distillation s’effectue sur une colonne Savalle en cuivre et en inox, équipée de 28 plateaux. Le rhum qui s’en écoule titre en 70 et 80 % d’alcool.

Les rhums Longueteau ont pendant longtemps été, et sont toujours, connus pour leurs expressions non-vieillies. Ainsi, le Longueteau 50 % (composé de 65 % de canne rouge et de 35 % de canne bleue) représente une référence. Le 62 % est tout simplement reconnu comme l’un des meilleurs rhums blancs du monde.

Les sélections parcellaires ont connu un immense succès dès la première édition, issue d’une récolte de 2014. C’est aussi le cas du Genesis, un des premiers bruts de colonne de Guadeloupe.

Les rhums vieux VS, VSOP et XO sont des raretés aujourd’hui très prisées, et une nouvelle gamme Harmonie a vu le jour. Les rhums Prélude, Symphonie et Concerto ont fait une entrée retentissante, avec une philosophie axée sur l’assemblage, et non pas sur une mention d’âge.

La légendaire cuvée des 120 ans, regroupant les meilleurs millésimes de la maison, constitue quant-à elle le joyau des plus belles collections de rhum.

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