Compagnie des Indes Panama 11 ans distillerie secrète 44°

Format

,

Contenance

70 cl

Degré

44

Âge

++

Millésime

2004

Packaging

Étui

Profil

Bois, Épices douces, Rond, Torréfaction

Genre

Rhum, Rhum de tradition espagnole (Ron), Rhum traditionnel de mélasse

Particularité

Single cask

Bouteille :

Rupture définitive

Échantillon 5 cl :

Rupture définitive

Compagnie des Indes Panama 11 ans distillerie secrète 44° : Description et avis clients

Compagnie des Indes Panama 11 ans provient d’un unique fût étiqueté MRS263.

Distillé en février 2004 à partir de mélasse, le rhum a été mis en bouteille en France en juillet 2015 (430 bouteilles).
L’importateur n’a pas voulu révéler le nom de la distillerie dont le rhum est issu.

La note de dégustation de Laurent

Sa robe est d’un or chaud.

Au nez, nous avons affaire à un profil atypique. Les arômes présents sont bien équilibrés et Compagnie des Indes Panama 11 ans distillerie secrète nous offre du caramel, des notes brûlées, de la réglisse, et des touches d’amande amère et d’olive.

En bouche, l’attaque est légèrement douce mais vive. On retrouve bien les arômes du nez avec le caramel en tête et une petite pointe orangée qui fait son apparition.

La finale est longue et relativement boisée. Des notes de caramel cuit marquent le palais un bon moment. La réglisse se taille également sa place.

Compagnie des Indes

L’histoire de la Compagnie des Indes

La Compagnie des Indes est un embouteilleur indépendant français né en 2014 sous l’impulsion de Florent Beuchet, un jeune bourguignon issu d’une famille gravitant dans le monde du vin, et dont le père est notamment propriétaire d’une distillerie d’absinthe et d’anisé. Après avoir travaillé à New-York en tant que représentant de la marque Banks, Florent est rentré en Europe avec la passion du rhum et le projet de lancer une société de distribution, ce qui sera chose faite avec Diva Spirits.

À son retour en France, et après avoir découvert la variété des rhums grâce à l’assembleur pour qui il avait travaillé, Florent a constaté un certain formatage des rhums de mélasse. Jusqu’alors, ces derniers étaient presque uniquement représentés par la famille des « rones » d’Amérique Latine ou par des rhums artificiels. Selon lui, le potentiel des rhums de mélasse n’était pas exploité car les expressions proposées étaient souvent sucrées et/ou trop réduites.

La volonté de montrer le potentiel et la variété des rhums de mélasse s’est donc imposée, et avec elle, l’imagerie des voyages et des vieux galions. C’est ainsi que La Compagnie des Indes est née, en s’inspirant des Compagnies des Indes Orientales Portugaise, Hollandaise et Française des XVIIème et XVIIIème siècles. Ces compagnies parcouraient le monde pour rapporter des denrées rares afin de les faire découvrir à leurs pays respectifs. Elles étaient aussi les représentantes commerciales de leur pays à l’étranger, ainsi que des sources d’expansion comme en témoigne leur devise : « je fleurirai là où je serai porté ».

La Compagnie des Indes s’emploie donc à montrer toute la diversité du rhum, avec « des rhums qui ont le goût de rhum ». Elle lance d’abord des blends (assemblages) accessibles car plutôt doux, mais bien moins édulcorés que les grands noms de la tradition Espagnole, puis des fûts uniques reflétant au mieux le style de leur origine.

Elle sera notamment l’une des premières à présenter le véritable style jamaïcain (différent du style Appleton plus consensuel) aux Français, puis elle surprendra avec des « rones » puissants et intenses, aux antipodes des habitudes de l’époque.

Les rhums de La Compagnie des Indes

La gamme « de base », c’est-à-dire disponible en permanence, est composée d’assemblages tels que le Caraïbes ou le Latino, qui visent l’équilibre et l’accessibilité, tout en gardant un goût authentique de rhum. Ces assemblages sont un peu sucrés (15 g de sirop de sucre Bio par litre) afin d’être proposés à un large public. Un assemblage de rhums de Jamaïque est quant-à lui sucré à hauteur de 10g/L et introduit un style de rhum plus corsé.

Aucun autre ajout n’est effectué, que ce soit de colorant, de caramel, d’agent de texture ou d’arôme.

Puis viennent les Single Casks (fûts uniques) et les séries spéciales, des bouteilles forcément en éditions limitées. Aucun ajout n’est effectué sur les Single Casks, pas même de sucre, ces rhums sont donc totalement fidèles à leur expression d’origine. La seule opération réalisée par La Compagnie des Indes, en plus de la supervision du vieillissement, est la réduction qui vise à diluer le rhum afin d’abaisser son taux d’alcool.

Certaines cuvées sont embouteillées brut de fût, d’autres avec réduction, et parfois dans les deux versions, ce qui rend les comparatifs particulièrement intéressants.

C’est le cas par exemple de ce millésime 2005 de la distillerie Travellers du Belize, dont la version brut de fût à 66,2° et la version réduite à 43° sont bien différentes.

La pédagogie et la transparence sont également très importantes pour l’embouteilleur qui a compris très tôt que les amateurs avaient besoin d’un maximum de repères pour se diriger dans le vaste univers du rhum. Il a donc été parmi les premiers à indiquer les dates de distillation et d’embouteillage, le pays et la distillerie d’origine de ses rhums.

De plus, dans un souci d’honnêteté, l’âge indiqué est toujours celui du plus jeune rhum lorsqu’il s’agit d’un assemblage, et non du plus vieux comme cela se pratique souvent pour les rhums vieillis en solera par exemple.

Ces Single Casks nous ont permis de découvrir des destinations très peu connues à l’époque, comme l’Indonésie, Sainte-Lucie, ou même la Jamaïque. Ils ont aussi aboli quelques clichés, grâce à la puissance de ce vénézuélien, la richesse de ce panaméen ou la complexité de ce cubain. De grands rhums ont également été sélectionnés, comme ce Hampden de 24 ans d’âge ou ce Caroni 26 ans.

Enfin, un certain goût pour l’expérimentation a été à l’origine de cuvées spéciales comme la série des Boulets de Canon. Ce travail autour des arômes fumés a démarré avec un assemblage de rhums de style anglais affiné dans un fût de whisky de l’île de Skye. Le concept a été poussé un peu plus loin avec des finitions en fût de whisky tourbé de l’île d’Islay, ou encore par une réduction à l’eau infusée de thé fumé.

1 avis visiteur(s)

  1. romain

    Un nez très envoûtant. C'est un rhum qui ne laisse pas indifférent. Légèrement épicé, il dégage des notes assez gourmandes (vanille,caramel et d'agrumes).
    En bouche, je me suis dit « La compagnie des indes ne fait pas des rhums intéressants ». Une palette assez complexe s'offre à nous. C'est un rhum puissant et sucré. Il y a une bonne imbrication des arômes. Des notes de raisins secs, de chocolat noir et de vanille.
    La finale est agréable sans être transcendant.
    Ainsi, le Panama 11 ans de la Compagnie des indes est un bon rhum mais légèrement inférieur à d'autres bouteilles de cet embouteilleur (Bellevue 16 ans). C'est un rhum pour les amateurs de rhums avec du caractère et sucré. Encore une réussite pour la compagnie des indes.

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